Produit de la mouture d'une ou de plusieurs céréales ou de certains végétaux, tels les châtaignes, les pois chiches ou les lentilles, ainsi que les pommes de terre, les arachides ou le manioc. En général, le terme «farine» est associé au blé et on précise la nature de la farine lorsqu'il s'agit d'une autre céréale (farine d'avoine, de seigle, de sarrasin, etc.).
Dans les meuneries modernes, le blé subit plusieurs opérations afin d'être transformé en farine. Les grains sont d'abord nettoyés, finement broyés, pulvérisés et tamisés pour être débarrassés du son (couches extérieures) afin d'obtenir une farine plus fine. On retire aussi le germe afin que la farine se conserve mieux; le germe peut être laissé tel quel ou transformé en huile. La partie qui sera transformée en farine se nomme l'endosperme ou albumen farineux.
Les caractéristiques du blé utilisé détermineront la farine obtenue. Ainsi, la farine de blé tendre sera tout indiquée pour la confection de gâteaux et on réserve la farine de blé dur à la confection de pains et de pâtes.
Afin de compenser la perte d'éléments nutritifs survenue lors de la mouture (si l'on a débarrassé les grains du son et du germe), on procède souvent à l'enrichissement de la farine en lui ajoutant diverses vitamines (thiamine, riboflavine, niacine) et minéraux (fer). L'enrichissement de la farine s'effectue couramment dans certains pays, dont le Canada, les États-Unis et la Grande-Bretagne. Il n'est pas permis dans d'autres, dont la France.