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Menus diététiques
Semaine du 4 mai 2007
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Menu «fruits et légumes» pour les enfants difficiles

Recommandations
1. Plutôt que de faire manger l'enfant, il est mieux de manger avec lui.
Le fait de se concentrer sur le plaisir d'être ensemble plutôt que sur ce que l'enfant mange ou ne mange pas rendra le repas beaucoup plus agréable pour tous! Ce qui nous amène au grand principe du partage des tâches entre le parent et l'enfant. Le parent est responsable du quoi (le contenu du repas), du quand (le moment) et du (l'endroit) des repas et l'enfant décide du combien (la quantité mangée). Peu importe l'âge de l'enfant, ce principe évite le chantage, les plaintes et les négociations à répétition!

2. Créer une ambiance agréable à table.
Des jouets accessibles à table nuisent à la création d'une bonne ambiance. Sont également nuisibles le bruit, la tension, les conversations déplaisantes, de même que la télévision Hé oui! Si l'enfant se sent bien, il y a plus de chances qu'il mange bien.

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3. Donner l'exemple.
Il faut être un exemple pour l'enfant, le fait de manger la même chose que lui l'encouragera à accepter les aliments qu'il n'apprécie pas. On peut suggérer à l'enfant de goûter, mais ne jamais l'y forcer. En devenant trop insistant, l'enfant sera tenté d'utiliser l'aliment pour le manipuler.

4. Complimenter le comportement positif.
L'attention envers les comportements positifs aidera l'enfant à accepter de manger plus facilement. Par le fait même, l'enfant sollicitera moins d'attention négative.

5. La persévérance.
Plus l'enfant est mis en contact avec un aliment, plus il a de chances de parvenir à l'aimer. Pour lui permettre de se familiariser avec le nouvel aliment, y aller graduellement, de petites quantités à la fois en commençant par 5 ml (1 c. à thé) au début. Tôt ou tard, il y goûtera et si on persiste encore à le lui offrir (sans pression), il finira par l'apprécier.

6. Le goût ça se développe.
Les préférences alimentaires sont façonnées par l'expérience: on peut apprendre à aimer pratiquement n'importe quoi. Qui se souvient en tant qu'adulte de sa première «dégustation» d'asperges, de moules ou de kiwi?

7. Incorporer les légumes en petits morceaux à des recettes
d'omelettes, de riz, de sauce à spaghetti, de sauce blanche, à une purée de pomme de terre ou un sauté à la viande. On peut aussi en réduire une partie en purée pour les faire «disparaître» dans la recette. 

8. Offrir les légumes et les fruits en jus.
Évidemment, tous les jus de fruits ou de légumes (uniques ou mélangés) ne devraient représenter qu'une partie de leur portion quotidienne de légumes et de fruits.

9. Offrir les légumes en soupe, sauce ou purée ou les fruits en compote.
Une crème de légumes servie dans une tasse (comme maman!) peut devenir tout à coup bien intéressante! Des compotes de fruits mélangés ou une (petite) coupe de fruits frais peuvent devenir plus alléchantes garnies de crème fouettée. Du yogourt nature ou à la vanille mélangé à une purée de fruits puis congelé sous forme de popsicle, ni vu ni connu!

9. Offrir les légumes en crudités.
Plusieurs enfants les préfèrent aux légumes cuits et accompagnés d'une trempette.

10. Ajouter du beurre, une sauce ou du fromage aux légumes.
Cela peut raviver l'intérêt de l'enfant, et de toute façon, l'enfant peut se permettre un peu plus de gras que l'adulte.

Pour plus de renseignements et plus d'idées, consulter: À table, les enfants ! Marie Breton et Isabelle Emond, Éditions Flammarion, 2002.

Par Isabelle Emond, membre de l'Ordre professionnel des diététistes du Québec 

En complément
Fruits et légumes – 12 conseils pour colorer les repas
Manger comme un grand en 10 étapes



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