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Anévrisme cérébral
non rompu
Les anévrismes intracrâniens non rompus ne présentent
généralement pas de symptômes. Certaines
personnes peuvent cependant ressentir des maux de tête
localisés, une paralysie de certains nerfs crâniens,
une vision double, une pupille dilatée, des douleurs autour
des orbites ou des douleurs siégeant à l'intérieur
et derrière l'œil, mais la plupart du temps, les
anévrismes sont découverts fortuitement lors d'un
scanner ou d'un examen par résonance magnétique.
Trois choix se présentent alors: la chirurgie préventive,
l'observation attentive ou l'intervention en neuro-radiologie.
La décision dépend de plusieurs facteurs: la grosseur
et la localisation de l'anévrisme, l'âge, l'état
de santé et l'histoire médicale de la personne.
Une étude menée par les neurologues de la Clinique
Mayo à l'échelle internationale révélait
que le risque de rupture d'un anévrisme de moins de 10
millimètres était de seulement 0,05 % par année.
Lorsque l'anévrisme est de plus de 10 millimètres,
les risques de rupture augmentent à 0,5 %, ce qui est
encore très bas. Compte tenu du faible risque de rupture
et des risques chirurgicaux importants, on opte généralement
pour l'observation attentive tant que l'anévrisme n'a
pas atteint 10 millimètres. Après quoi, la décision
de traiter l'anévrisme est évaluée cas par
cas en tenant compte de toutes les options et de tous les risques.
Rupture d'anévrisme
Avec le temps et sous l'influence de certains facteurs, la paroi
de l'artère où est localisé l'anévrisme
peut s'amincir encore et se rompre. La gravité des symptômes
varie selon l'importance de l'hémorragie mais typiquement,
la rupture d'anévrisme se manifeste par l'apparition brutale
et inattendue d'un mal de tête violent, généralement
diffus, mais parfois localisé dans la région occipitale
ou la région frontale, décrit souvent comme une
explosion ou un coup de poignard. Cette céphalée
est souvent accompagnée d'une brève perte de conscience,
de nausées, de vomissements et d'intolérance à la
lumière. En cas d'hémorragie peu importante, une
raideur de la nuque peut parfois être le seul signe observable.
Dans les cas les plus graves, la personne tombe immédiatement
dans le coma et la respiration devient insuffisante. On estime
qu'environ 12 % des personnes qui subissent une rupture d'anévrisme
meurent avant d'avoir reçu les soins appropriés,
que 40 % d'entre eux décèdent malgré une
intervention médicale et que 30 % des survivants présentent
ensuite des séquelles neurologiques permanentes. Cela
signifie que seulement 20 % des personnes s'en tirent avec un
bon pronostic. Malheureusement, l'anévrisme n'est souvent
découvert que lors d'une complication grave. C'est donc
essentiellement à l'occasion d'une rupture anévrismale
que le diagnostic est fait. On sait cependant que 70 % des gens
qui font une telle hémorragie ont eu des signes précurseurs
dans les heures ou les jours précédents, comme
des épisodes de maux de tête inhabituels et subits.
Ces maux de tête, que l'on appelle céphalées
sentinelles, indiquent souvent qu'il y a eu un léger saignement
ou qu'une rupture d'anévrisme se prépare.
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Le scanner cérébral de ces patients est habituellement
normal et une ponction lombaire permettra de mettre en évidence
du sang dans le liquide céphalo-rachidien et justifiera
une investigation plus poussée en neuro-radiologie.
1-
Anévrisme
cérébral et causes
2- Anévrisme cérébral non rompu et rupture d'anévrisme
3- Complications, facteurs de risque et
traitement
Table des matières
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