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Question : Bonjour,
Madame! Une de mes copines de travail a récemment été atteinte
de méningite de type B. Ma question est : «Est-ce que les
employés de mon bureau sont maintenant en danger d'attraper la
méningite à leur tour? Quels sont les symptômes et quelles sont
les précautions à prendre pour ne pas l'attraper ? Merci de
votre attention.
Roland Peters
Cher M. Peters,
Selon les spécialistes des unités des maladies infectieuses de
la Direction de la santé publique du Québec, seulement les
sujets-contacts, c'est-à-dire « ceux qui vivent sous le
même toit, qui fréquentent la même garderie ou qui ont eu des
contacts directs avec les sécrétions respiratoires du
malade »1 reçoivent les moyens préventifs à la
maladie : le vaccin contre la méningite, des antibiotiques
et une surveillance étroite des symptômes possibles pendant 2
semaines.
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Le milieu de travail n'est pas considéré comme un milieu à
risque, contrairement à un milieu de garderie, étant donné que
les enfants de garderie sont plus vulnérables par leur âge,
leurs jeux, le partage des jouets, etc.
De toute façon, tous les cas de méningite à la méningocoque
sont investigués par les spécialistes de la Santé
publique : unités des maladies infectieuses. Si le risque
est élevé en milieu de travail, les mesures de contrôle seront
appliquées.
Voici d'autres informations pertinentes
à la méningite :
«Méningite : nom générique donné à toutes les
inflammations aiguës ou chroniques des méninges cérébrales ou
médullaires, quelle qu'en soit la cause (infection microbienne ou
intoxication)2.»
Il existe deux types de méningite :
- la méningite virale: maladie fréquente non fatale
rarement vue chez les jeunes enfants, qui guérit sans séquelles;
- la méningite bactérienne: dont la méningite de type méningocoque qui se déclare souvent par épidémies dans les
collectivités d'enfants ou d'adultes (on l'observe surtout chez
les adolescents et les enfants de moins de 5 ans). Elle peut
causer péricardite, myosite, arthrite, coma et décès. Les
symptômes typiques de cette maladie infectieuse sont: début
soudain de la maladie, forte fièvre jusqu'à 40 °C, maux
de tête et raideur de la nuque.
«Le méningocoque est une bactérie qui se trouve normalement
dans le nez et la gorge de nombreuses personnes en bonne santé.
Cependant, elle peut quelquefois causer des infections sérieuses
comme la méningite3.»
Le méningocoque est l'espèce bactérienne observée dans la
méningite cérébrospinale épidémique. Il est l'agent
pathogène de cette maladie. Il existe plusieurs groupes
sérogroupes : A, B, C, X, Y, Z, 29-E et W-135.
Incubation
Le temps d'incubation de 2-4 jours chez le grand enfant et l'adulte.
Quoi faire pour l'éviter ?
« Le méningocoque peut se transmettre d'une
personne à une autre par contact direct avec les gouttelettes et
les sécrétions du nez et de la gorge d'une personne malade ou
porteuse (ex. : baiser, échange de jouet, de boisson, d'aliment
ou de cigarette)4. » Il est important d'éviter
les jets de sécrétions provenant de toux et d'éternuements.
Il est très important de se laver les mains soigneusement
plusieurs fois par jour pour éliminer les micro-organismes
rencontrés. Cette méningite est caractérisée cliniquement
surtout par la brusquerie du début des symptômes :
céphalée, l'intensité de la fièvre : 39-40 degrés,
vomissements, la contracture ou rigidité de la nuque, du dos, la
raideur douloureuse lors de la tentative de la mise en extension
des membres inférieurs et le purpura ( petite lésion rouge) à
la peau.
Normalement, la vaccination n'est recommandée que pour les
personnes en contact étroit (personnes vivant sous le même toit,
personnes ayant des relations intimes), de cas atteints d'infection
invasive à méningocoque si la souche est contenue dans le
vaccin.
C'est-à-dire que la vaccination protège l'individu vacciné
seulement si la souche identifiée chez le malade appartient à un
sérogroupe contenu dans le vaccin (A, C, Y, W-135).
*** Le vaccin ne protège pas contre le sérogroupe B.
Par mesure de prévention, le contact étroit d'une infection
invasive à méningocoque type B doit à ce moment-là prendre l'antibiotique
« rifampicine » afin de se protéger.
***Le contact d'un contact ne justifie pas la prise d'un
antibiotique ni la vaccination.
Intervention autour d'un cas :
Une situation épidémiologique est suivie de très près par la
Direction de la santé publique et le ministère de la Santé et
des Services sociaux.
*** Une méningite invasive à méningocoque est une maladie à
déclaration obligatoire.
Le médecin traitant est dans l'obligation de signaler chaque
cas d'infection à méningocoque, sans tarder, à la Santé
publique. « l'enquête épidémiologique, menée
par la Direction de la santé publique permettra de confirmer si
c'est bien un cas d'infection par le méningocoque et de prendre
les mesures qui s'imposent5. »
La personne qui reçoit ou qui refuse de prendre l'antibiotique
à la suite d'un contact peut continuer ses activités
quotidiennes sans aucun problème, étant donné que les
traitements sont des mesures de prévention à la maladie.
« La situation rapportée à Cowansville, en février 2001,
est considérée exceptionnelle. Il n'y avait pas, à ce
moment-là, d'épidémie à méningocoque au Québec6. »
« Les infections à méningocoque surviennent surtout l'hiver
et accompagnent fréquemment les épidémies d'influenza. Donc,
la recrudescence que l'on connaît actuellement à l'hiver 2001,
n'est pas inhabituelle7. »
Si un enfant ou un adulte présente le tableau suivant :
forte fièvre, maux de tête importants, raideur du cou, petites
lésions sur le corps, consulter immédiatement le centre
hospitalier.
Pour en savoir davantage, consulter votre médecin ou une
infirmière d'Info-Santé de votre CLSC.
Louisanne Lamothe-Ouellette
Infirmière, Info-Santé
Références :
1 Communiqué, Infection invasive à méningocoque, Régie
régionale de la santé et des services sociaux, 26 février 2001,
p. 3
2 Dictionnaire des termes de médecine, Garnier, Delamare, Maloine,
26e éd., Paris 2000, p. 519
3, 4 Bulletin d'information, Infections a méningocoque, Régie
régionale de la santé et des services sociaux, 26 février 2001,
p.1.
5 Communiqué, Infection invasive à méningocoque, Régie
régionale de la santé et des services sociaux de Montréal
Centre, 28 février 2001, p. 3.
6 voir 2-3.
7 voir 5.
Lecture :
a) Ouellet, M-C, Attachée de presse (janvier 1992), Brochure
Info-méningite, Direction santé publique.
b) Alary, Michel (a988). Infections en garderie. Publications du
Québec, p.139-146.
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