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Semaine du 12 mars 2001
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Méningite
  Question : Bonjour, Madame! Une de mes copines de travail a récemment été atteinte de méningite de type B. Ma question est : «Est-ce que les employés de mon bureau sont maintenant en danger d'attraper la méningite à leur tour? Quels sont les symptômes et quelles sont les précautions à prendre pour ne pas l'attraper ? Merci de votre attention.

Roland Peters


Cher M. Peters,
Selon les spécialistes des unités des maladies infectieuses de la Direction de la santé publique du Québec, seulement les sujets-contacts, c'est-à-dire « ceux qui vivent sous le même toit, qui fréquentent la même garderie ou qui ont eu des contacts directs avec les sécrétions respiratoires du malade »1 reçoivent les moyens préventifs à la maladie : le vaccin contre la méningite, des antibiotiques et une surveillance étroite des symptômes possibles pendant 2 semaines.

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Le milieu de travail n'est pas considéré comme un milieu à risque, contrairement à un milieu de garderie, étant donné que les enfants de garderie sont plus vulnérables par leur âge, leurs jeux, le partage des jouets, etc.

De toute façon, tous les cas de méningite à la méningocoque sont investigués par les spécialistes de la Santé publique : unités des maladies infectieuses. Si le risque est élevé en milieu de travail, les mesures de contrôle seront appliquées.

Voici d'autres informations pertinentes à la méningite :
«Méningite : nom générique donné à toutes les inflammations aiguës ou chroniques des méninges cérébrales ou médullaires, quelle qu'en soit la cause (infection microbienne ou intoxication)2

Il existe deux types de méningite :
- la méningite virale: maladie fréquente non fatale rarement vue chez les jeunes enfants, qui guérit sans séquelles;
- la méningite bactérienne: dont la méningite de type méningocoque qui se déclare souvent par épidémies dans les collectivités d'enfants ou d'adultes (on l'observe surtout chez les adolescents et les enfants de moins de 5 ans). Elle peut causer péricardite, myosite, arthrite, coma et décès. Les symptômes typiques de cette maladie infectieuse sont: début soudain de la maladie, forte fièvre jusqu'à 40 °C, maux de tête et raideur de la nuque.

«Le méningocoque est une bactérie qui se trouve normalement dans le nez et la gorge de nombreuses personnes en bonne santé. Cependant, elle peut quelquefois causer des infections sérieuses comme la méningite3

Le méningocoque est l'espèce bactérienne observée dans la méningite cérébrospinale épidémique. Il est l'agent pathogène de cette maladie. Il existe plusieurs groupes sérogroupes : A, B, C, X, Y, Z, 29-E et W-135.

Incubation
Le temps d'incubation de 2-4 jours chez le grand enfant et l'adulte.

Quoi faire pour l'éviter ?
« Le méningocoque peut se transmettre d'une personne à une autre par contact direct avec les gouttelettes et les sécrétions du nez et de la gorge d'une personne malade ou porteuse (ex. : baiser, échange de jouet, de boisson, d'aliment ou de cigarette)4. » Il est important d'éviter les jets de sécrétions provenant de toux et d'éternuements. Il est très important de se laver les mains soigneusement plusieurs fois par jour pour éliminer les micro-organismes rencontrés. Cette méningite est caractérisée cliniquement surtout par la brusquerie du début des symptômes : céphalée, l'intensité de la fièvre : 39-40 degrés, vomissements, la contracture ou rigidité de la nuque, du dos, la raideur douloureuse lors de la tentative de la mise en extension des membres inférieurs et le purpura ( petite lésion rouge) à la peau.

Normalement, la vaccination n'est recommandée que pour les personnes en contact étroit (personnes vivant sous le même toit, personnes ayant des relations intimes), de cas atteints d'infection invasive à méningocoque si la souche est contenue dans le vaccin.

C'est-à-dire que la vaccination protège l'individu vacciné seulement si la souche identifiée chez le malade appartient à un sérogroupe contenu dans le vaccin (A, C, Y, W-135).

*** Le vaccin ne protège pas contre le sérogroupe B.

Par mesure de prévention, le contact étroit d'une infection invasive à méningocoque type B doit à ce moment-là prendre l'antibiotique « rifampicine » afin de se protéger.

***Le contact d'un contact ne justifie pas la prise d'un antibiotique ni la vaccination.

Intervention autour d'un cas :
Une situation épidémiologique est suivie de très près par la Direction de la santé publique et le ministère de la Santé et des Services sociaux.

*** Une méningite invasive à méningocoque est une maladie à déclaration obligatoire.

Le médecin traitant est dans l'obligation de signaler chaque cas d'infection à méningocoque, sans tarder, à la Santé publique. « l'enquête épidémiologique, menée par la Direction de la santé publique permettra de confirmer si c'est bien un cas d'infection par le méningocoque et de prendre les mesures qui s'imposent5. »

La personne qui reçoit ou qui refuse de prendre l'antibiotique à la suite d'un contact peut continuer ses activités quotidiennes sans aucun problème, étant donné que les traitements sont des mesures de prévention à la maladie.

« La situation rapportée à Cowansville, en février 2001, est considérée exceptionnelle. Il n'y avait pas, à ce moment-là, d'épidémie à méningocoque au Québec6. »

« Les infections à méningocoque surviennent surtout l'hiver et accompagnent fréquemment les épidémies d'influenza. Donc, la recrudescence que l'on connaît actuellement à l'hiver 2001, n'est pas inhabituelle7. »

Si un enfant ou un adulte présente le tableau suivant : forte fièvre, maux de tête importants, raideur du cou, petites lésions sur le corps, consulter immédiatement le centre hospitalier.

Pour en savoir davantage, consulter votre médecin ou une infirmière d'Info-Santé de votre CLSC.

Louisanne Lamothe-Ouellette
Infirmière, Info-Santé

Références :
1 Communiqué, Infection invasive à méningocoque, Régie régionale de la santé et des services sociaux, 26 février 2001, p. 3
2 Dictionnaire des termes de médecine, Garnier, Delamare, Maloine, 26e éd., Paris 2000, p. 519
3, 4 Bulletin d'information, Infections a méningocoque, Régie régionale de la santé et des services sociaux, 26 février 2001, p.1.
5 Communiqué, Infection invasive à méningocoque, Régie régionale de la santé et des services sociaux de Montréal Centre, 28 février 2001, p. 3.
6 voir 2-3.
7 voir 5.

Lecture :
a) Ouellet, M-C, Attachée de presse (janvier 1992), Brochure Info-méningite, Direction santé publique.
b) Alary, Michel (a988). Infections en garderie. Publications du Québec, p.139-146.



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