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Mercure et poissons commerciaux
Les limites fixées par Santé Canada pour la teneur totale en mercure des poissons commerciaux de mer et d'eau douce est de 0,5 partie par million (ppm), la moitié moins qu'aux États-Unis où elle est de 1,0 ppm. C'est l'Agence canadienne d'inspection des aliments qui a la tâche de s'assurer que cette limite n'est pas dépassée en effectuant régulièrement des analyses des poissons et fruits de mer destinés au commerce. Comme les analyses révèlent toujours des teneurs en mercure de beaucoup inférieure à 0,5 ppm, on peut consommer sans restriction la plupart des poissons que l'on trouve sur le marché, comme le saumon, la morue, la goberge, la plie, les crevettes, les moules ou les pétoncles.
Trois cas spéciaux: le thon rouge, l'espadon et le requin
Trois espèces font exception à la règle : le thon rouge, l'espadon et le requin.
Ces grands prédateurs révèlent des concentrations en mercure qui se situent
autour de 1,0 ppm avec des variations allant de 0,5 ppm à 1,5 ppm. On les
retrouve quand même sur le marché parce qu'on n'applique pas, dans leur cas, la
limite de 0,5 ppm. L'espadon a été exempté de cette limite en l979, le requin en
1990 et le thon rouge en 1997. On estime en effet que ces espèces, que l'on
considère comme « produits fins », ne sont pas consommés en grande quantité au
Canada et que, de ce fait, ils ne représentent pas un réel risque pour la santé
des Canadiens. De plus, assujettir ces espèces à la limite de 0,5 ppm de mercure
aurait pour effet de les faire disparaître de nos marchés et donc, de notre
alimentation. Santé Canada émet par contre des restrictions de consommation pour
ces espèces : pas plus d'un repas par semaine pour le commun des mortels, pas
plus d'une fois par mois pour les femmes enceintes, allaitantes ou en âge de
procréer et pour les jeunes enfants.
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Mercure et poissons de pêche sportive
Le ministère de l'Environnement du Québec et le ministère de la Santé et des Services sociaux ont publié conjointement un « Guide de consommation du poisson de pêche sportive en eau douce ». On y apprend notamment que certains poissons de pêche sportive sont plus sujets à la contamination, par exemple ceux qui mangent d'autres poissons comme le doré, le brochet, l'achigan et le maskinongé. On conseille donc aux femmes enceintes et allaitantes d'éviter de consommer ces espèces. Et si vous faites une consommation fréquente et régulière de poissons de pêche sportive, certaines restrictions s'imposent selon la taille et l'espèce. En voici les règles générales (pour une portion de 230 grammes ou 8 onces de poisson frais).
- Aucune restriction de consommation : grand corégone, omble de fontaine ou truite mouchetée, autres truites sauf le touladi, l'éperlan arc-en-ciel, le saumon de l'Atlantique, le poulamon et l'alose savoureuse.
- Un repas par semaine ou moins : barbotte, crapet, esturgeon, lotte, meunier et perchaude.
- Deux repas par mois ou moins : achigan, brochet, doré, maskinongé et touladi (truite grise).
Pour obtenir des données spécifiques sur la contamination des poissons de pêche sportive en eau douce, vous pouvez consulter le site du
ministère de l'Environnement.
Le thon en conserve
Santé Canada vient d'émettre de nouvelles recommandations relativement à la
consommation de thon blanc en conserve. À titre préventif, Santé Canada formule
les conseils suivants:
- La femme enceinte ou qui prévoit le devenir et la femme qui allaite peuvent
consommer jusqu'à quatre portions de thon blanc en conserve par semaine. Une
portion du Guide alimentaire équivaut à 75 g, 2 ½ onces, 125 ml ou ½ tasse.
- L'enfant de un à quatre ans peut consommer une portion ou moins de thon blanc
par semaine.
- L'enfant de cinq à onze ans peut consommer jusqu'à deux portions de thon blanc
par semaine.
- Il n'y a pas de recommandations particulières pour l'ensemble de la
population: « La consommation occasionnelle dépassant la quantité recommandée ne
représente pas un risque pour le consommateur moyen », souligne Santé Canada.
Il faut distinguer entre le thon blanc en conserve et le thon pâle en conserve.
Le thon pâle en conserve contient d'autres espèces de thon, comme le listao, le
thon à nageoires jaunes ou le thon mignon, dont les concentrations en mercure
sont plutôt faibles. Le thon pâle en conserve est généralement moins coûteux que
le thon blanc en conserve. Compte tenu de la faible concentration de mercure
dans le thon pâle en conserve, Santé Canada ne juge pas nécessaire d'inclure ce
produit à ces conseils sur la consommation
Marie-Christine Tremblay
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1- On craque pour le poisson, les acides gras oméga-3 et les effets des oméga-3 sur la santé
2- Les poissons gras et les poissons maigres, les poissons en conserve et les poissons séchés, salés et fumés
3- Les fruits de mer et les crustacés, les sushis et les allergies aux poissons
4- Mercure et poissons commerciaux, trois cas spéciaux: le thon rouge, l'espadon et le requin et mercure et poissons de pêche sportive
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