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Pour lire la troisième partie sur la rosacée, cliquez ici.
Bien que des millions de personnes soient atteintes de rosacée, de plus en plus de gens la maîtrisent bien. Le meilleur moyen d'affronter cette maladie, c'est de suivre fidèlement un traitement médical, et d'éviter autant que possible les facteurs susceptibles de l'aggraver. Armé de quelques conseils et de petits trucs (2e partie et 3e partie), il est possible de mieux vivre avec la rosacée.
Les préjugés liés à la rosacée
Plusieurs croient, bien à tort, que les rougeurs au niveau du visage et du nez associées à la rosacée témoignent de l'alcoolisme de ses victimes. Contrairement à ce que certains peuvent penser, la rosacée n'est pas causée par une mauvaise hygiène.
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Affronter la rosacée sur le plan psychosocial
Les rougeurs, les imperfections et l'enflure pour le moins manifestes causées par la rosacée peuvent sérieusement miner la santé émotive. L'apparence que revêt le visage peut en effet diminuer l'assurance et l'estime de soi des personnes atteintes. Cependant, il est possible de maîtriser les symptômes de la maladie et, du même coup, de se sentir mieux sur le plan psychologique.
Tout d'abord, il faut accepter le fait qu'on est victime d'une maladie. Bien que la rosacée ne soit pas mortelle, elle est néanmoins chronique, et se présente sous forme de poussées et de rémissions intermittentes, lesquelles s'aggravent à long terme si la maladie n'est pas traitée. Si on ne peut changer cet état de choses, on peut toutefois agir sur un autre plan. En suivant fidèlement son traitement médical, et en prenant garde de ne pas se soumettre à certains facteurs néfastes, il est possible de maîtriser la maladie et de retrouver une apparence dite «normale».
Heureusement, il est possible de maîtriser les symptômes de cette maladie dévastatrice. Dans le cadre d'une étude américaine effectuée par la National Rosacea Society auprès de personnes rosacéiques, 70% des répondants ont déclaré être revenus à un état de bien-être, malgré leur maladie, grâce à un suivi médical efficace. La plupart de ces personnes ont même parlé d'une amélioration de leur vie sur les plans professionnel et social.
Les personnes souffrant de la rosacée doivent aussi savoir qu'elles ne sont pas seules: bien que peu en soient conscients et suivent un traitement, on estime en effet qu'au moins 2 millions de Canadiens sont atteints de la maladie.
Il se peut que, pendant une poussée, certaines victimes de la rosacée soient l'objet de regards indiscrets ou de remarques désobligeantes. Or, ces moments embêtants peuvent s'avérer d'excellentes occasions de faire connaître la maladie en en parlant ouvertement. Il est important de comprendre que la plupart des gens ne connaissent pas la rosacée; leur réaction s'explique plus souvent par la curiosité et l'ignorance plutôt que par de mauvaises intentions.
Les personnes atteintes devraient prendre l'initiative de parler de leur maladie aux gens qu'ils fréquentent régulièrement, notamment leur employeur et leurs collègues, lesquels sont souvent préoccupés par les répercussions de la maladie sur le rendement au travail et par les risques qu'elle pose à leur propre santé. Il est important de faire comprendre à tous que, contrairement à la croyance générale, la rosacée n'est causée ni par une mauvaise hygiène ni par un abus d'alcool, et qu'elle n'est pas contagieuse. On peut aussi remettre des documents d'information aux personnes qui veulent en savoir davantage. En suivant les conseils ci-dessus, il est possible de transformer les situations ennuyeuses en expériences positives, susceptibles de profiter à toutes les parties impliquées.
Estime de soi
La rosacée peut avoir une incidence sur le travail et la carrière de ses victimes. Des poussées de la maladie peuvent en effet inciter certains à reporter ou à annuler des rendez-vous, des présentations, des rencontres personnelles ou des activités sociales avec des collègues.
La rosacée peut réduire l'estime de soi et l'assurance, ce qui confirme le lien qui existe entre l'image qu'on se fait de soi et la santé émotionnelle. Les victimes de la rosacée ont tendance à se sentir irritées, embarrassées et découragées. Ces dernières peuvent développer un trouble psychologique qu'on associe à la peur d'une «dysmorphie corporelle»; la personne qui en souffre est à tel point rongée par son apparence physique qu'elle s'isole et passe des heures entières à s'examiner dans un miroir. La rosacée mène souvent à une dépression et à un sentiment d'impuissance.
On peut aussi assister à un autre phénomène psychologique, celui de l'effet «d'oillères», où la personne atteinte tend à tout relier à l'aspect de son visage.
Source
On peut aisément se procurer de la documentation sur tous ces sujets en adressant une demande au Programme de sensibilisation à la rosacée.
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