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Croquée avant l'entrée en vigueur de la Loi sur le tabac, cette affiche priait les fumeurs de s'abstenir dans une animalerie. Mais en 2001, 28 % des jeunes enfants québécois n'avaient toujours pas droit à ce « bien-être » à la maison. |
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Selon l'Enquête de surveillance de l'usage du tabac au Canada (ESUTC), dévoilée fin juin et portant sur l'année 2001, les enfants québécois forment toujours une société distincte et enfumée. Parmi les 0-11 ans, 28 % sont exposés régulièrement à la fumée de tabac à la maison, alors que la moyenne est de 16 % pour le reste du Canada. Parmi les 12-18 ans, 36 % des jeunes Québécois subissent ce handicap, comparativement à une moyenne de 24 % pour les autres Canadiens du même âge.
Les jeunes Québécois fument également davantage que leurs vis-à-vis au pays. Chez les 15-19 ans, la prévalence québécoise est de 28,6 %, contre 21,5 % parmi les autres Canadiens.
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Tenu en mai dernier, un sondage de Léger Marketing arrive, lui aussi, à un résultat troublant concernant la nonchalance des Québécois face à la fumée de tabac à la maison. Fumer est banni dans seulement 36 % des résidences du Québec, alors que la proportion monte à 68 % en moyenne dans le reste du pays. C'est encore la Colombie-Britannique qui se classe en tête, avec 83 % de résidences sans fumée. Tout porte à croire qu'il est préférable pour certains enfants de fréquenter les endroits publics sans fumée que d'habiter dans leur propre maison.

Les Québécois sont deux fois plus permissifs que les autres Canadiens à propos de la fumée de tabac à la maison, selon un sondage de Léger Marketing.
Maladies du cour
L'exposition à la fumée de tabac ambiante (FTA) à la maison est pourtant très dommageable. Publiée en début d'année par Santé Canada, dans sa revue
Maladies chroniques au Canada, une étude estime, pour 1997 chez les non-fumeurs canadiens, à plus de 800 le nombre de décès par cardiopathie ischémique causés par la fumée de tabac respirée à domicile. Les chercheurs Margaret de Groh et Howard Morrison évaluent cette mortalité à 302 pour le Québec, la plus élevée au pays. « Si l'on parvenait à abaisser la prévalence de l'exposition à la FTA au Canada en la ramenant aux niveaux observés en Colombie-Britannique, on enregistrerait chaque année 480 décès de moins par cardiopathies ischémiques au Canada », ont-ils calculé. Cette étude ne concernait ni les effets de la fumée ambiante sur les fumeurs eux-mêmes, ni les autres incidences nocives touchant les non-fumeurs, dont les enfants.
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1- Domicile exempt de fumée: les enfants n'ont toujours pas droit à ce privilège et maladies du cour
2- Pourcentages de non-fumeurs au Québec et coalition ravie
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