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Pas d'accord
L'omnipraticienne est consciente que son discours n'est pas celui de tous les
médecins, certains étant devenus réticents à prescrire l'hormonothérapie à la
suite de l'étude. Toutefois, dans sa pratique, elle n'hésite pas à prescrire le
traitement hormonal de substitution à ses patientes. D'ailleurs, elle-même admet
prendre des hormones depuis 16 ans et n'a pas l'intention d'arrêter.
«L'hormonothérapie est la façon la plus efficace de donner aux femmes
l'œstrogène que le corps a cessé de produire. Quoi de plus naturel que de leur
redonner des hormones semblables à celles que leurs ovaires ont produit tout au
long de leur vie fertile?», questionne-t-elle. C'est pour cette raison, explique
la Dr Moreau, qu'il est préférable de commencer le traitement dès le début de la
ménopause. Selon elle, plus on attend, moins les effets bénéfiques se font
sentir. C'est d'ailleurs un autre aspect qu'elle reproche à l'étude WHI:
«Puisque les chercheurs voulaient des femmes qui n'abandonneraient pas l'étude,
il a fallu en trouver qui n'avaient que peu ou pas de symptômes. L'étude a donc
fait appel à des femmes beaucoup plus âgées (de 13 ans plus âgées, en moyenne)
que celles à qui on fait habituellement commencer l'hormonothérapie», fait-elle
remarquer.
Risques contre bénéfices
L'omnipraticienne affirme travailler fort à rassurer et informer ses patientes
sur les risques réels de l'hormonothérapie. «Oui, il y a un risque un petit peu
plus élevé de cancer du sein, mais les bénéfices sont encore plus grands que les
risques chez celles dont les symptômes nuisent à la qualité de vie. Il ne faut
pas oublier qu'à long terme l'hormonothérapie protège contre l'ostéoporose, les
fractures, les maladies du cœur et l'atrophie vaginale», conclut-elle, avec
conviction.
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Recommandation claire
En 2006, la Société des obstétriciens et gynécologues du Canada a émis des
recommandations, issues des plus récentes études, concernant la façon la plus
efficace de prendre en charge les patientes ménopausées. Ses recommandations
sont claires: l'hormonothérapie demeure la meilleure solution pour soulager les
symptômes de la ménopause. Toutefois, l'organisme souligne la nécessité, pour
les médecins, d'individualiser le traitement et d'évaluer les risques sur une
base individuelle.
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1- Impact de l'étude WHI
2- Pas d'accord, risques contre bénéfices, position de l'AOGC
3- Dosage, produits
naturels
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