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Doses moins fortes
Gynécologue et chercheuse à l'Université Laval, la docteure Sylvie Dodin estime
elle aussi qu'on a exagéré les risques de l'hormonothérapie avec l'étude WHI, ce
qui a eu pour effet de faire peur aux femmes. Par contre, celle qui dirige
également le Centre Ménopause Québec constate que tout ça a provoqué des
changements positifs dans la pratique médicale. «C'est vrai qu'on en était rendu
à prescrire l'hormonothérapie à toutes les femmes, alors que, dans les faits,
environ une sur cinq seulement aurait des symptômes suffisamment sévères pour
avoir recours à ce traitement. Ce qui a changé aussi, c'est qu'on prescrit
aujourd'hui des doses beaucoup plus petites qu'avant –doses deux fois plus
faibles que celles utilisées dans l'étude WHI, ce qui permet de prolonger le
traitement plus longtemps», ajoute-t-elle.
Plusieurs études ont mentionné que les risques liés au traitement hormonal de
substitution n'apparaissaient qu'après cinq ans de traitements. Le problème,
selon la docteure Dodin, est que, dans bien des cas, il s'avère très difficile
pour les femmes d'arrêter après cinq ans. «C'est bien beau en théorie. Certaines
y arrivent progressivement, mais d'autres reviennent au bout de quelque temps
parce que leurs symptômes sont insupportables», précise-t-elle.
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La gynécologue rapporte une étude récente, parue en 2007, selon laquelle les
hormones prises sous forme de gel ou de timbres comporteraient moins de risques
cardiovasculaires. «C'est sûr qu'on ne devrait pas prescrire l'hormonothérapie à
n'importe qui. Le risque d'avoir un cancer du sein est légèrement plus grand. Il
n'y a pas une fois où je n'explique pas ça à mes patientes, mais pour certaines,
c'est clair que les bénéfices sont plus grands que les risques», affirme la
docteure.
Les produits naturels, efficaces?
Et les produits naturels? Les deux femmes interrogées abondent dans le même
sens. «Ils n'ont aucune efficacité pour soulager les symptômes, coûtent cher et
ne sont pas remboursables», tranche la docteure Moreau. «Beaucoup de femmes
veulent essayer des approches plus naturelles et c'est correct, ajoute la
docteure Dodin. Cependant, un bilan des études faites sur ces produits a
démontré qu'il n'y a rien d'aussi efficace que l'hormonothérapie, quoique ça
vaille peut-être la peine d'essayer les produits naturels quand les symptômes de
la ménopause sont légers.»
Par Katia Mayrand
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réduire les symptômes
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1- Impact de l'étude WHI
2- Pas d'accord, risques contre bénéfices, position de l'AOGC
3- Dosage, produits
naturels
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