Causes
La cause majeure de l'AVC demeure l'athérosclérose dont
les facteurs de risque les plus importants sont l'hypercholestérolémie,
l'hypertension
artérielle et le tabagisme. L'obésité,
le diabète
sucré,
l'hypertriglycéridémie, l'inactivité
physique et le stress
sont également des facteurs influents. Le fait d'être un homme
augmente les risques de subir un AVC de 30 %, spécialement
après l'âge de 65 ans. Peu importe que l'on soit un homme
ou une femme, après l'âge de 55 ans, les risques d'un AVC
doublent par tranche de 10 ans. L'AVC n'est pas d'origine
héréditaire, par contre des facteurs de risque importants
le sont, tels l'athérosclérose, l'hypertension et le fait
d'être de race noire. En effet, les personnes de race noire
courent deux fois plus le risque de subir un AVC que les personnes
de race blanche, peut-être parce qu'elles sont plus portées
à souffrir d'hypertension.
Un AVC d'origine hémorragique est le résultat de la rupture
soudaine d'une artère cérébrale. Les lésions cérébrales hémorragiques
représentent 20 % des AVC et peuvent être causées par:
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- La rupture d'une petite artère profonde du cerveau due à
une hypertension de longue durée serait responsable de 10 % des AVC.
- La rupture d'un anévrisme ou une malformation artérioveineuse
(MAV) qui répand le sang dans l'espace entre le cerveau
et le crâne, entraînant une hémorragie sous-arachnoïdienne.
Un anévrisme est le gonflement d'une artère cérébrale ou
la formation d'un petit sac ou renflement sur une artère
cérébrale, situation
rencontrée plus souvent chez la femme que chez l'homme. Responsable
de 10 % des AVC, l'anévrisme compte pour la moitié des AVC
entraînant la mort chez les personnes de moins de 45 ans.
L'anévrisme annonce parfois sa présence avant son éclatement
et la venue des symptômes. Cette annonce prend la forme
d'un mal de tête subit, très sévère. La rupture peut
survenir durant le sommeil ou lorsqu'il y a élévation
soudaine de la pression (toux, exercice physique intense,
orgasme).
Un AVC d'origine thrombo-embolique, aussi appelé infarctus
cérébral, est causé par un caillot sanguin. Lorsque le caillot
se forme à l'intérieur d'une artère cérébrale, on parle
alors de thrombose. On parle d'embolie lorsque le caillot
se forme
ailleurs (dans le cœur ou dans une des artères du cou, les
carotides) et est transporté dans le cerveau par la circulation
sanguine. Dans 80 % des cas, les AVC sont secondaires à ce
genre de phénomènes. Le blocage de petits vaisseaux sanguins
cérébraux, lui, compte pour 20 % des AVC.
Les phénomènes
thrombo-emboliques surviennent plus souvent chez les
personnes souffrant d'athérosclérose
et de cardiopathies.
Ainsi, l'athérosclérose entraîne le
rétrécissement
ou le blocage de vaisseaux sanguins alimentant le cerveau
- les carotides en avant du cou et les vertébrales en arrière
- et serait responsable de 20 à 25 % des AVC emboliques.
Également susceptibles de causer un AVC : les problèmes d'embolie
d'origine cardiaque. Dans ce cas-ci, l'embolie ou le caillot
origine du cœur et compte pour 15 à 25 % des AVC. La fibrillation
auriculaire (FA), une arythmie cardiaque assez fréquente,
représente une des causes principales de formation de caillots
dans le cœur. La fibrillation auriculaire affecte environ
5 % des personnes de plus de 60 ans. L'infarctus du myocarde
ou crise cardiaque peut également
en être la cause si une paroi cardiaque fraîchement endommagée
ne pompe pas correctement et forme un thrombus mural (un
caillot
qui est fixé ou accroché à la paroi du cœur).
Selon une théorie,
c'est le mécanisme de coagulation qui est hyperactif chez
les sujets prédisposés à la thrombose. Une autre théorie
stipule que ce sont les vaisseaux sanguins qui sont responsables
du
processus thrombosant.
Abstraction faite de la cause qui l'a produit, il n'y a pas
de doute qu'un caillot, quelle que soit sa taille, constitue
une surface tout à fait favorable à la formation d'un caillot
encore plus gros. Et plus le caillot est gros, plus les risques
augmentent que des fragments du caillot se détachent et soient
entraînés plus loin dans la circulation. En partant du cou,
un caillot d'origine carotidienne aura toutes les occasions
de se localiser au cerveau et d'entraîner un AVC.