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Recommandations Plusieurs diététistes et médecins
croient que la santé d'une grande majorité des Nord-Américains pourrait être améliorée par des changements dans le style de vie, notamment dans les habitudes alimentaires. Moins de 10 % des calories devraient provenir des
acides gras saturés et l'apport en cholestérol alimentaire devrait être de moins de 300 mg/jour. Une limite maximale de 10 % de l'apport énergétique sous forme de polyinsaturés est considérée comme sûre. En effet, un apport
excessif en acides gras polyinsaturés augmente l'incidence de lithiases biliaires, augmente la susceptibilité des LDL à l'oxydation, ce qui contribue au développement de l'athérosclérose et il y aurait une baisse possible du
cholestérol des HDL. D'un autre côté, les acides gras monoinsaturés peuvent empêcher l'oxydation des
LDL.
Faire de l'exercice, éliminer ou diminuer la consommation d'alcool et perdre du poids s'il y a un surplus sont des
conditions qui peuvent abaisser le taux de triglycérides sanguins. Également, les acides gras oméga-3 diminuent les triglycérides et le risque de formation de caillots sanguins. Il semblerait qu'un taux élevé de triglycérides
augmente plus les risques de crise cardiaque chez la femme que l'homme.
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Du côté des recommandations alimentaires, plusieurs ont été émises concernant le traitement de l'hypercholestérolémie. Ainsi, le comité d'experts du
National Cholesterol Education Program II propose une approche en deux étapes qui est approuvée par l'American Heart Association. Il peut être intéressant de souligner que la phase I de ce traitement correspond au
régime préventif suggéré à la population en général pour réduire les risques de maladies cardiovasculaires. Voici donc le traitement diététique de l'hypercholestérolémie que ce comité propose :
Facteurs alimentaires |
Recommandations |
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Phase I |
Phase II |
Lipides totaux |
30 % ou moins de l'énergie totale |
saturés |
De 8 à 10 % |
Moins de 7 % |
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de l'énergie totale |
polyinsaturés |
Jusqu'à 10 % de l'énergie totale |
monoinsaturés |
Jusqu'à 15 % de l'énergie totale |
Glucides |
55 % ou plus de l'énergie totale |
Protéines |
Approx. 15 % de l'énergie totale |
Cholestérol |
Moins de 300 mg/jour |
Moins de 200 mg/jour |
Apport énergétique total |
Pour atteindre et maintenir un niveau de poids associé avec une bonne santé |
Il ne faut pas oublier que le régime alimentaire est toujours un élément essentiel du traitement, même lorsque des médicament
hypolipidémiants doivent être utilisés. En fait, l'utilisation de médicaments devrait survenir seulement lorsqu'il n'y a pas eu de réponse positive dans le profil lipidique à la suite des
changements apportés dans l'alimentation et dans le style de vie, et ce, après au moins 6 mois d'essai. Par contre, la médication débutera plus tôt chez les patients ayant un taux de LDL très
élevé, soit plus de 5,7 mmol/L, sans toutefois remplacer le traitement diététique. Les médicaments ne réduisent les risques coronaires que de 25 à 40 %, les risques de crises cardiaques
de 30 %, mais améliorent le taux de survie. Les médicaments visant à faire baisser le cholestérol ne semblent être avantageux, au titre de la mortalité, que pour les sujets dont les risques de
décès par coronaropathie sont déjà très élevés. De plus, il n'existe pas de médicaments encore complètement sûrs et sans effets secondaires. Ainsi l'aspirine est bénéfique pour les
personnes ayant déjà eu une crise cardiaque ou présentant de l'athérosclérose. Il est toutefois important de consulter son médecin avant de prendre de l'aspirine régulièrement, car
l'aspirine peut causer de sérieux saignements
gastrointestinaux. Dans le même ordre d'idées, il est préférable d'obtenir le plus possible ses nutriments, vitamines et minéraux, entre autres à
partir des aliments plutôt que dans les suppléments; exception faite si certains aliments riches en nutriments ne sont pas aimés ou ne peuvent être consommés pour des raisons médicales.
De façon plus concrète, les individus ayant un taux de cholestérol élevé devraient suivre ces sept recommandations : 1. Choisir des produits laitiers moins gras (il y a peu de
cholestérol dans les produits laitiers faibles en gras), des viandes plus maigres et des aliments préparés avec peu ou pas de matières grasses. 2. Choisir des margarines molles plutôt que des margarines dures.
3. Manger moins d'aliments contenant des shortenings ou des graisses et huiles partiellement hydrogénées. 4. Substituer les gras saturés pour des gras polyinsaturés et
monoinsaturés en utilisant une variété de graisses et d'huiles, comme les huiles de canola et d'olive, tout en faisant preuve de modération. 5. Favoriser la consommation d'aliments d'origine végétale plutôt
qu'animale (on ne retrouve aucun cholestérol dans les produits d'origine végétale tels que fruits, légumes, céréales, noix et graines). 6. Maintenir un poids désirable.
7. Manger des aliments riches en glucides complexes ou fibres alimentaires, particulièrement en fibres solubles.
La consommation d'aliments riches en fibres alimentaires est
recommandée pour abaisser la cholestérolémie.
Les fibres solubles telles que la pectine et la gomme de guar (une gomme végétale) ainsi que les aliments riches en fibres tels que
le son d'avoine et les légumineuses, procurant de 12 à 30 g de fibres/jour, ont été reconnus comme pouvant diminuer le cholestérol sérique total et des LDL d'environ 10 à 20 %, tout en
entraînant une baisse plus faible du taux de HDL.
Le son d'avoine, une source de fibres solubles, a un effet hypocholestérolémiant (c'est-à-dire qui abaisse le taux de
cholestérol sanguin) modeste mais significatif : 3 g de fibres solubles de son d'avoine par jour (100 g de son d'avoine contiennent environ 7 g de fibres solubles) peuvent réduire le cholestérol total de 0,13 à
0,16 mmol/L.
Le psyllium, un mucilage hydrophile source de fibres solubles, est utilisé depuis longtemps comme laxatif. Plusieurs études ont montré des réductions appréciables du cholestérol total et du
chol-LDL (de 6 à 15 % et de 9 à 20 % respectivement) avec seulement 10 g de poudre de psyllium par jour (environ 3 c. à thé), ajoutés à une alimentation normale ou à un régime réduit en
cholestérol et en gras saturés, tant chez des sujets normaux que chez des sujets
hypercholestérolémiques. Pour ce qui est des céréales contenant du psyllium, il est nécessaire de consommer
presque 3 portions par jour pour obtenir les mêmes effets.
Le fait de limiter l'apport en gras à moins de 30 % de l'énergie totale et les acides gras saturés à moins de 10 % de l'énergie
totale signifie : (1) utiliser des modes de cuisson tels que le pochage, le grillage ou la cuisson à la vapeur plutôt que la friture; (2) diminuer ou éliminer complètement les viandes marbrées de
gras, les charcuteries et viandes froides, la crème, le beurre, les sauces et les aliments préparés en industrie. Les aliments prêts à manger tels que beignes, biscuits, gâteaux ou muffins sont
préparés à partir de graisses hydrogénées ou d'huiles végétales comme l'huile de palme ou de noix de coco.
Il semble y avoir un consensus parmi les études épidémiologiques au sujet du fait que les noix, amandes et
autres noix, ayant une composition en nutriments semblables mais uniques, auraient pour effet d'abaisser le cholestérol.
La prise de suppléments vitaminiques contenant des vitamines B6, B12 et de l'acide folique
pourrait réduire le taux d'homocystéine sanguin; l'acide folique étant le moyen le plus efficace. On ne peut affirmer toutefois que la prise de ces suppléments pourrait réduire le risque de maladie cardiaque. On
trouve l'acide folique principalement dans les fruits et les légumes.
Bien que l'étiologie de l'athérosclérose soit multifactorielle, il semble de plus en plus évident que l'oxydation des LDL soit une
étape importante de sa pathogenèse. Les vitamines antioxydantes telles que la vitamine E et le bêta-carotène assureraient une protection pour le cœur en empêchant
l'oxydation des LDL. De plus, la vitamine E augmenterait le niveau du
cholestérol-HDL. La vitamine C pour sa part est impliquée dans la synthèse de bile à partir de cholestérol, dans la
destruction des triglycérides, dans la baisse du cholestérol-HDL ainsi que dans la diminution de
l'aggrégation plaquettaire, pour ainsi faire régresser le processus
athérosclérotique. Il y a
toutefois lieu de privilégier la consommation régulière de fruits et légumes riches en vitamines
antioxydantes. En effet, l'activité antioxydante des fruits et légumes pourrait être attribuable à leur
teneur en nutriments et en d'autres composants que l'on y retrouve communément.
1- Cholestérol (hypercholestérolémie et athérosclérose) et mode d'action
2- Causes
3- Les acides gras et le cholestérol
4- Diagnostic
5- Hypercholestérolémie et athérosclérose
6- Traitements et prévention
7- Recommandations alimentaires
8- Aliments à privilégier
9- Éléments à proscrire ou à surveiller
10- Teneur en cholestérol de quelques aliments usuels
Table des matières
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