Symptômes et signes
Les signes du début de la maladie sont variés et correspondent à
la localisation des plaques de démyélinisation dans le cerveau et dans la moelle épinière. Souvent, les premiers signes de la maladie se traduisent par une baisse temporaire de l'acuité visuelle et par des picotements ou des
fourmillements dans les bras. Après quelques jours, ces symptômes sont portés à disparaître puis, une diplopie (vision double) et des troubles de l'équilibre font surface.
Les troubles visuels (baisse de la vision
d'un œil, diplopie, apparition de «trous» dans le champ visuel) affectent un tiers des personnes souffrant de sclérose en plaques. Les troubles moteurs (faiblesse musculaire, contraction musculaire, paralysie d'un ou plusieurs
membres, incoordination des membres, spasmes musculaires, troubles de la parole ou de l'écriture) sont ressentis par plus de 30 % des patients, tandis que 40 % des patients rencontrent également des troubles sensitifs
(fourmillements, sensations anormales dans une partie du corps, aux extrémités, dans les mains, les pieds et le visage, douleurs, maux de tête diffus, vertiges, déséquilibre).
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Des problèmes vésicaux (difficulté à
uriner ou à retenir les urines, insuffisance rénale), des troubles de la déglutition (obstruction des voies respiratoires, difficulté à avaler), des troubles sexuels (diminution de la sensibilité génitale, incapacité à
l'érection complète, difficulté à atteindre l'orgasme, absence d'éjaculation) et des problèmes émotionnels (épisodes de dépression ou d'anxiété, état d'euphorie, accès de rires ou de pleurs incontrôlés) s'ajoutent souvent aux
troubles visuels, moteurs et sensitifs, et gênent la vie de nombreux patients. Ces symptômes peuvent apparaître seuls ou combinés et varier au cours d'une même journée. Leur apparition et leur intensité dépendent
de la fatigue, de la chaleur ambiante, de la nourriture et du stress de la vie quotidienne. Bien des jeunes adultes montrent les premiers signes de la maladie après une infection, une période de surmenage ou de fatigue
physique, un épisode de fièvre ou, chez les femmes, à la suite d'une grossesse.
La sclérose en plaques peut évoluer sous plusieurs formes. La forme «récurrente rémittente» est caractérisée par une évolution par
«poussées» ou rechutes imprévisibles. Lors d'une poussée, les symptômes apparaissent et disparaissent en quelques jours ou en quelques semaines, voire après des dizaines d'années.
Dans certains cas, les poussées
font lentement place à une aggravation progressive accompagnée de symptômes permanents. Un tiers des patients connaissent ce type d'évolution, dite «rémittente puis progressive» ou «secondaire progressive», au cours de laquelle
les périodes de poussées et de progression lente se manifestent en alternance.
Chez d'autres patients, l'évolution est «progressive d'emblée» ou «primaire progressive». Ainsi, lorsqu'un symptôme apparaît, il ne
régresse pas et les troubles évoluent vers l'aggravation. Enfin, il existe une forme bénigne ou «éteinte» de la maladie dans laquelle, après quelques poussées, les symptômes cessent d'évoluer et se stabilisent.