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Du burn-out à la dépression
De quelle nature sont ces problèmes une fois l'énergie vitale atteinte ? Il s'agit de tension, d'anxiété, de fatigue, d'un manque d'intérêt pour le travail et d'une insatisfaction de soi au boulot. Avoir la larme facile, être facilement irritable, souffrir de maux de tête et de cour, dormir moins bien, subir des changements d'appétit, ne plus pouvoir se concentrer, se sentir ni bon, ni beau, ni aimable font aussi partie du tableau.
Tout s'accumule et la moindre petite chose devient une montagne. «J'avais l'impression de pédaler sur place; les dossiers s'empilaient sur mon bureau et plus j'en faisais, moins j'avançais; c'était paniquant», témoigne Claude, un notaire dynamique qui s'est remis de l'épuisement professionnel. «Plus la personne est atteinte, plus sont touchées les autres sphères de sa vie - couple, sexualité, loisirs, famille - plus on s'éloigne du strict burn-out et plus on s'approche de la dépression», ajoute Sylvie Boucher.
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Oser se fixer des limites
S'il existe des milieux à risque, il existe aussi des individus à risque. Ceux qui, par exemple, ne fixent pas leurs limites. En d'autres mots, les incapables de dire non, de s'opposer aux exigences extérieures. Plus le patron en demande, plus ils en donnent. D'autres types sont très performants, dynamiques, souvent perfectionnistes. Puisque la demande est grande ces temps-ci, ils livrent la marchandise. Quitte à ne rien faire d'autre hormis le travail. Sauf qu'ils atteindront probablement un jour leurs limites. «Que ce soit le milieu qui demande beaucoup ou l'individu qui fixe la barre très haute, le résultat est le même : la personne se brûlera tôt ou tard, d'où la justesse de l'expression burn-out», précise Sylvie Boucher.
L'épuisement professionnel se soigne sensiblement comme une dépression. Selon les besoins, la médication (antidépresseurs) peut être recommandée sur une période de trois à six mois jumelée à une psychothérapie. «En psychothérapie, dans les cas d'épuisement professionnel, on travaille toujours le respect de soi et de ses limites, on apprend à répondre à ses propres besoins, on développe des outils pour gérer le travail plus efficacement. S'il reste des tâches sur le bureau à la fin de la journée, on les garde tout bonnement pour le lendemain, sans en faire tout un plat, et on rentre à la maison le coeur léger, satisfait du travail accompli, et heureux d'avoir encore quelque chose à faire demain.»
Merci à Sylvie Boucher, psychologue du Centre d'aide au développement personnel, d'avoir accepté de répondre à nos questions.
Guy Sabourin
À lire la semaine prochaine :
Tenir le burn-out éloigné
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1- Épuisement de
l'énergie vitale
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