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Le cas d'Alexandre, 14
ans
« On est bègue à vie, mais on peut maîtriser son bégaiement. »
Un mordu du skate-board, un jeune homme attentif, brillant, sociable, qui
souhaite devenir ingénieur aéronautique. Une parole fluide, douce, calme. On ne
soupçonne pas que le garçon est bègue – l'entrevue a duré une heure, et pas une
seule fois il n'a bégayé. Pourtant…
« Au début du secondaire, j'étais découragé, dit-il. Je me sentais handicapé par
mon bégaiement, mais je ne faisais pas suffisamment mes exercices de fluidité
enseignés par mon orthophoniste. Je trouvais ça “ bébé ”. J'avais tort: les
exercices de fluidité sont super importants quand on est bègue. Au printemps
2004, ma mère m'a parlé du camp de fluidité organisé par l'AJBQ. J'ai fait
d'abord la moue: je pensais que ça ne changerait rien à mon bégaiement. Mais j'y
suis allé quand même.
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Ces cinq jours de thérapie intensive ont modifié totalement mon attitude face à
mon bégaiement! Pour la première fois, j'étais plongé dans un monde de bègues à
des degrés divers. À mon arrivée, je me situais à 4 sur l'échelle; et le dernier
jour, à 1! Il me fallait ce camp. Aujourd'hui, je fais régulièrement mes
exercices de fluidité à la maison et je me sers de l'outil numéro un du bègue:
la respiration. Bien sûr, le stress, la fatigue, l'énervement me font parfois
rechuter un peu, mais tout se résorbe. Cependant je ne me leurre pas: on reste
bègue toute sa vie, mais on peut maîtriser son bégaiement. »
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1- Maîtriser le
bégaiement, c'est possible!
2- Les causes du bégaiement
3- Le bégaiement entre 2
et 4 ans
4- Le cas d'Alexandre,
14 ans
5- Le cas de Patricia,
38 ans
6- Ressources
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