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«Vous vous sentez lourd, très très lourd...» Votre bagage d'expériences malheureuses, de phobies, de dépendances vous empêche d'être pleinement heureux. Vous songez à demander de l'aide pour vaincre vos peurs et faire le ménage dans vos histoires.
Une thérapie mal connue
Il y a quelques années, Manon a entrepris des démarches pour combler les vides dans son histoire personnelle. C'est à la télévision qu'elle a pour la première fois entendu parler d'hypnothérapie. À demi convaincue, elle a tout de même décidé de prendre un rendez-vous, pour voir. «Mais je demeurais sur mes gardes. Je n'allais pas là pour qu'il me fasse faire la poule!» Même chose pour Nicole, qui a décidé de consulter un thérapeute à la suite d'une rupture. «Plus terre à terre que moi, tu meurs! J'étais prête à essayer, mais la première chose que j'ai dite à l'hypnologue en entrant dans son bureau, c'est que je n'allais pas le nourrir pendant 6 mois!»
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Dès les premières minutes, le thérapeute a trouvé les bons mots, les bons gestes pour inspirer confiance. «Je me suis laissée aller, les images ont commencé à monter mais je suis toujours restée en contrôle. Je sentais que je pouvais arrêter n'importe quand», raconte Manon. Thérapeute lui-même, Marc a été séduit par la douceur de cette thérapie. «L'hypnose a recours à des méthodes de suggestion douces, à de la visualisation. La personne doit toujours être d'accord; rien n'est imposé.»
L'hypnologue: un guide qui n'a pas froid aux yeux
Si pour Marc l'hypnothérapie a été relativement indolore, pour Nicole il en a été autrement. «Mes séances étaient très intenses, très violentes; j'en sortais vidée.» Elle insiste sur le professionnalisme de son thérapeute. «Il a su me libérer en se mettant à mon niveau.» Jamais elle n'a senti de pression, et la présence de son hypnologue l'a encouragée à aller là où elle n'osait pas aller. Comme le dit Marc : «Tout seul on peut faire un bout, avec l'hypnologue on peut aller jusqu'au bout.»
Des résultats concrets et durables
Manon a vu son hypnologue pendant deux ans, à raison d'une fois par semaine. Elle le voit d'ailleurs encore à l'occasion. Nicole, par contre, a mis fin à ses rendez-vous quand elle a senti qu'elle était assez forte pour continuer son cheminement seule. «Grâce à mon thérapeute, j'ai compris que je possédais toutes mes réponses. C'est difficile de mesurer des sentiments et je sais que ce que j'ai réglé, c'est de l'acquis. Et je continue à progresser.» Dans les cas de phobies ou de dépendances, les résultats sont souvent spectaculaires et rapides! Marc, par exemple, a réussi à se débarrasser de sa peur paralysante des hauteurs en quatre séances d'une heure : comme prévu.
L'important, c'est de dénicher la perle rare : un hypnologue en qui l'on a confiance, un professionnel qui ne compte pas son temps et qui utilise une approche qui nous convient. Il faut prendre le temps de «magasiner» parce que, comme le souligne Manon, «un bon thérapeute, c'est un contact que tu gardes précieusement».
Pour plus de renseignements, communiquez avec l'Association des hypnologues du Québec.
Karine Fortin
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Gazette officielle des thérapeutes, édition mars/avril 1999
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