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Mythes véhiculés sur les orientations sexuelles
VRAI OU FAUX?
1. L'homosexualité n'est pas une maladie.
2. C'est pas normal d'être homosexuel.
3. Une expérience homosexuelle vécue à l'adolescence signifie
automatiquement que je suis homosexuel.
4. L'orientation sexuelle se détermine souvent à l'adolescence, après la
puberté.
5. Faire des rêves à contenu homosexuel est nécessairement une preuve de
mon homosexualité.
6. Beaucoup de jeunes se posent des questions quant à leur orientation
sexuelle.
7. Un couple se compose d'un homme et d'une femme
8. Un employeur peut congédier un employé parce qu'il est homosexuel.
9. Dans un couple d'homosexuels, il y a toujours le genre «gars» et le
genre «fille».
10. Un couple de personnes homosexuelles peut avoir des enfants.
11. Un couple homosexuel ne peut éduquer adéquatement des enfants.
12. Si une personne homosexuelle me parle, elle va sûrement me faire des
avances.
13. Toutes les lesbiennes sont des «gars manqués».
14. Tous les gais sont des bêtes de sexe.
15. Tous les gais ont le sida.
16. Les gais et les lesbiennes ont de nombreux partenaires sexuels.
Pour les réponses, cliquez ici.
1. L'homosexualité
n'est pas une maladie.
VRAI. C'est plutôt le rejet qui amène les homosexuels à mal s'accepter, à se
dévaloriser et à se culpabiliser. Ces personnes ne sont pas moins équilibrées;
elles rencontrent davantage d'hostilité en raison de leurs préférences
sexuelles.
2. C'est pas normal d'être homosexuel.
FAUX. L'homosexualité, c'est une orientation de la sexualité. La majorité des
individus ont une orientation hétérosexuelle mais il y en a, il y en a
toujours eu, il y en aura toujours, qui sont attirés par ceux de leur sexe.
C'est un peu comme les droitiers et les gauchers : la majorité de la population
est droitière mais, il y a, et il y en aura toujours, des gauchers. Même dans
la nature, on retrouve des formes d'homosexualité.
3. Une expérience homosexuelle vécue à l'adolescence signifie
automatiquement que je suis homosexuel.
FAUX. Pas nécessairement. La curiosité ou l'aventure peuvent nous pousser à
vivre des expériences homosexuelles sans pour autant que nous le soyons. Il est
vrai que beaucoup de personnes homosexuelles ont eu leur première expérience
à l'adolescence. Mais il est faux de prétendre que les adolescents qui ont eu
des expériences homosexuelles ont tous cette orientation.
4. L'orientation sexuelle se détermine souvent à l'adolescence, après la
puberté.
VRAI.
5. Faire des rêves à contenu homosexuel est nécessairement une preuve de
mon homosexualité.
FAUX. Nous pouvons faire des rêves à contenu homosexuel sans être nécessairement
homosexuels.
6. Beaucoup de jeunes se posent des questions quant à leur orientation
sexuelle.
VRAI. L'homosexualité chez les préadolescents peut répondre à des besoins de
curiosité et d'exploration. Elle sert aussi à se rassurer sur sa propre
identité sexuelle, son image corporelle et son orientation sexuelle. Il y a une
grande quantité de jeunes qui se posent de nombreuses questions liées à la
sexualité. Les questions se rapportant aux orientations sexuelles font partie
de ce questionnement.
7. Un couple se compose d'un homme et d'une femme
FAUX. Un couple peut aussi être formé de deux femmes ou de deux hommes.
8. Un employeur peut congédier un employé parce qu'il est homosexuel.
FAUX. La Charte des droits et libertés de la personne (LRQ CC-12), aux articles
10 et 10.1, prohibe la discrimination fondée sur l'orientation sexuelle : «Toute
personne a droit à la reconnaissance et à l'exercice, en pleine égalité, des
droits et libertés de la personne, sans distinction, exclusion ou préférence
fondée sur la race, la couleur, le sexe, la grossesse, l'orientation sexuelle,
l'état civil, la religion, les convictions politiques, l'âge, sauf dans la
mesure prévue par la loi, la religion, la langue, l'origine ethnique ou
nationale, la condition sociale, le handicap ou l'utilisation d'un moyen pour
pallier ce handicap.» Il y a discrimination lorsqu'une telle distinction,
exclusion ou préférence a pour effet de détruire ou de compromettre ce droit.
«N'oublions pas que l'homosexualité n'est pas un crime.»
9. Dans un couple d'homosexuels, il y a toujours le genre «gars» et le
genre «fille».
FAUX. Les rôles peuvent parfois être plus définis dans certains types de
relations homosexuelles où l'un des partenaires assume le rôle de «chef de
famille» avec les responsabilités que cela comporte. Encore là, on peut aussi
observer chez les couples tant homosexuels qu'hétérosexuels une redéfinition
des rapports qui rend moins rigides les rôles et les tâches.
10. Un couple de personnes homosexuelles peut avoir des enfants.
VRAI. La nature étant ce qu'elle est, une femme lesbienne qui désire avoir un
enfant aura de nombreuses possibilités (ex. : insémination artificielle,
banque de sperme, etc.). Il est clair que pour un homme la seule possibilité
qui se présente à lui, c'est l'adoption. Le Code civil du Québec prévoit que
toute personne majeure peut adopter un enfant. Théoriquement l'orientation
sexuelle ne devrait pas être considérée comme motif d'exclusion au processus
d'adoption. Toutefois, dans les faits, l'homme gai qui désire adopter un enfant
se retrouvera face à plusieurs obstacles.
11. Un couple homosexuel ne peut éduquer adéquatement des enfants.
FAUX. Les qualités requises pour être un bon parent ne dépendent pas de
l'orientation sexuelle. Ces qualités sont plus reliées à des valeurs et à
des styles de vie. Certains couples homosexuels ont avec une ex-conjointe ou un
ex-conjoint la garde partagée des enfants.
12. Si une personne homosexuelle me parle, elle va sûrement me faire des
avances.
FAUX. Les personnes homosexuelles ne sont pas des «maniaques sexuels». Elles
ont, tout comme les hétérosexuels, des critères de sélection pour trouver un
ou une partenaire.
13. Toutes les lesbiennes sont des «gars manqués».
FAUX. La majorité des lesbiennes, comme des hommes gais, ne se distinguent pas
du reste de la population tant au niveau physique que par les vêtements ou du
maniérisme. Toutefois, comme chez l'homme homosexuel, nous observons un petit
nombre de gars efféminés; chez elles, on note, chez certaines une forme de
masculinité. Ce fait s'observe aussi chez les hétérosexuels.
14. Tous les gais sont des bêtes de sexe.
FAUX. Tout comme dans l'hétérosexualité, il y a une grande diversité dans la
façon de vivre la sexualité. L'hypersexualité, le «cruise» d'un soir, etc.,
sont des comportements observables autant chez les personnes hétérosexuelles
qu'homosexuelles.
15. Tous les gais ont le sida.
FAUX. En Amérique du Nord et en Europe, la maladie touche encore principalement
les hommes qui ont des relations sexuelles avec d'autres hommes et les
utilisateurs de drogues injectables qui partagent des aiguilles et des
seringues. Toutefois, on observe aujourd'hui une progression lente mais certaine
du sida vers d'autres groupes de la population, en particulier les hétérosexuels.
16. Les gais et les lesbiennes ont de nombreux partenaires sexuels.
FAUX. Plusieurs personnes homosexuelles vivent une relation intime et exclusive
de couple tout comme dans le cas d'une union hétérosexuelle. Cette relation
peut être heureuse quelle que soit l'orientation sexuelle des personnes engagées.
De plus, tant chez les personnes homosexuelles que chez les personnes hétérosexuelles,
il y a une diversité de comportements et d'attitudes liés à la sexualité :
timidité, charme discret, tendresse, passion, fidélité, etc.
Lise Durocher
Les Centres jeunesse de Montréal

Martine Fortier
Direction de
la santé publique de Montréal-Centre

Pour obtenir une copie intégrale du Programme d'éducation sexuelle, contactez
la bibliothèque des
Centres
jeunesse de Montréal au (514) 896-3396.
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