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Le syndrome du bébé secoué (SBS) est le nom le plus courant pour désigner des blessures spécifiques infligées à un enfant. L'autre nom employé pour décrire ce geste est le syndrome d'impact des secousses.
Blessures
Le SBS entraîne des blessures neurologiques graves : des lésions au cerveau de l'enfant, qui sont généralement accompagnées par un saignement derrière les yeux et parfois par d'autres blessures. L'action de secouer violemment la tête de l'enfant vers l'avant et vers l'arrière et parfois de la cogner avec force contre quelque chose entraîne des lésions au cerveau. Comme la tête du bébé est
grosse et lourde par rapport au reste de son corps, et que son cou est encore faible, cette secousse crée des forces importantes à l'intérieur de la tête. Secouer un enfant de manière violente et répétée écrase le cerveau contre la boîte crânienne, ce qui cause le saignement de vaisseaux
sanguins déchirés, des lésions importantes aux tissus et une enflure du cerveau pouvant causer la mort.
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Conséquences
Le degré de blessure au cerveau dépend principalement de la force utilisée et de la taille de l'enfant. Si les blessures initiales au cerveau sont graves, l'enfant présentera très rapidement des symptômes alarmants comme crise convulsive,
arrêt de la respiration
et perte de conscience.
Même avec des soins médicaux rapides, plus d'une victime sur cinq meurt. La plupart des enfants qui survivent aux blessures cérébrales graves auront une incapacité permanente comme paralysie, cécité, retard important du développement et crises convulsives. Certaines victimes restent dans un état végétatif. Si les blessures initiales au cerveau sont moins graves, les enfants auront moins tendance à subir des conséquences permanentes, comme problèmes de mouvement et de coordination, déficit intellectuel, problèmes d'apprentissage et convulsions. L'expérience jusqu'à présent suggère que les enfants qui survivent à une lésion cérébrale grave associée à des secousses auront besoin de soins spéciaux pendant le reste de leur vie. Même ceux qui ont été blessés moins gravement ont besoin de services spéciaux alors qu'ils grandissent et deviennent des adultes.
Le syndrome du bébé secoué est une forme d'abus des enfants. C'est la conséquence d'une agression. Ce n'est pas le résultat d'un jeu prudent, d'une manipulation malhabile ou d'une tentative compétente visant à réanimer un bébé qui a arrêté de respirer. Pour infliger un SBS, il faut secouer un bébé avec tant de force que tout adulte témoin de cette agression saurait immédiatement que le bébé en sera blessé.
Prévalence
Heureusement, tous les bébés secoués ne sont pas blessés. On ne dispose pas de statistiques concernant le nombre de bébés secoués par rapport au nombre de ceux qui présentent des blessures de type SBS. La plupart des professionnels pensent que le nombre d'enfants secoués dépasse de beaucoup le nombre de blessés présentant des symptômes pour lesquels les parents ou les aidants naturels doivent rechercher des soins médicaux.
Victimes
Comme la tendance aux blessures diminue avec la taille de l'enfant, il n'est pas surprenant de noter qu'il y a plus de bébés que de «trottineurs» parmi les victimes de SBS. Plus de 50 % des victimes ont moins de six mois. Des blessures de type SBS ont été infligées à des bébés âgés de
quelques jours seulement, et à des bébés âgés de quelques jours seulement, et à des enfants de trois et même quatre ans. Pour des raisons qui ne sont pas encore bien connues, les garçons courent davantage de risques d'être secoués que les
filles (près de 60 % des victimes sont des garçons).
Les agresseurs
Environ trois quarts des victimes de SBS sont blessées par des hommes. Les pères représentent entre le tiers et la moitié des agresseurs, les amis de la mère environ 20 %. Les aidants naturels et les gardiens/gardiennes blessent entre 10 et 20 % des victimes. La plupart des agresseurs ont moins de 25 ans.
Pourquoi les gens secouent-ils les bébés?
Il n'y a pas de réponse à cette question cruciale, mais on connaît deux facteurs clés associés à la violence et au stress :
1. Les réactions violentes sont généralement déclenchées par le stress.
2. Les adultes auteurs de blessures tendent à avoir des réactions plus violentes et une moins bonne faculté de se contrôler. On sait pas mal de choses sur les
facteurs de stress qui poussent les gens à secouer un bébé. Le facteur de stress immédiat le plus courant, ce sont les pleurs incessants du bébé. Les facteurs de stress indirects sont généralement l'épuisement et la frustration des adultes. Les problèmes d'alimentation et d'entraînement à la propreté déclenchent aussi souvent des incidents. On en sait beaucoup moins sur la personnalité des adultes qui secouent les bébés. Ils semblent tomber dans deux grandes catégories : les gens apparemment «normaux» qui perdent le contrôle, à la suite de leur épuisement et de leur frustration, leur bébé étant
inconsolable, et ceux qui ont déjà eu des réactions violentes aux situations et aux gens.
Conseils
- Il ne faut jamais secouer un bébé, pour quelque raison que ce soit!
- Si un bébé semble avoir arrêté de respirer, composez le 911 ou appelez une ambulance ou la police. Secouer un bébé ne le fera pas recommencer à respirer et pourrait le blesser. Il faut faire une RCR quand un bébé (ou un adulte) a arrêté de respirer. Des cours de RCR sont offerts dans la plupart des
communautés.
- Si les pleurs du bébé, son refus de manger ou qu'on lui change sa couche vous frustrent vraiment, demandez à une personne de confiance de vous remplacer rapidement. Si vous ne pouvez trouver personne immédiatement, assurez-vous que l'enfant n'a pas de problème réel, et placez-le dans un endroit sécuritaire, comme son lit, et éloignez-vous de la pièce quelques moments. Vous avez besoin d'une pause.
- Avant que les pleurs d'un bébé ne vous poussent hors de vous-même, écartez la possibilité que les pleurs soient causés par un problème spécifique, comme avoir faim, chaud ou froid, avoir la fièvre, avoir besoin qu'on lui change sa couche ou être pincé par quelque chose.
- Si vous avez peur de faire du mal à votre enfant, appelez un professionnel. Contactez votre médecin, votre infirmière de santé communautaire, une sage-femme, un conseiller qualifié, un fournisseur de services à l'enfance ou une ligne communautaire d'aide en temps de crise.
- Si votre bébé pleure beaucoup, c'est peut-être parce qu'il a des coliques. Consultez votre médecin et mettez au point un plan qui vous permette de survivre aux exigences de votre enfant. Organisez une équipe de personnes fiables se composant de membres de votre famille, d'amis ou de voisins acceptant de
prendre la relève régulièrement et de venir rapidement si vous les appelez. Si vous ne disposez pas d'aide de personnes de confiance ou si vous ne voulez pas leur demander de service, obtenez des conseils d'un professionnel.
- S'occuper d'un bébé est une tâche très exigeante. Tous les parents et tous les soignants ont besoin d'un peu de répit, d'un bon sommeil, d'un changement de milieu et d'activité, de pouvoir partager des pensées et des émotions. Veillez à obtenir le soutien d'une personne sur laquelle vous pouvez compter.
- Assurez-vous de bien connaître la personne qui garde votre enfant. Ne laissez jamais votre bébé à quelqu'un en qui vous n'avez pas confiance ou dont vous n'avez pas vérifié les références. Ne laissez jamais un enfant à quelqu'un qui, vous le savez, a des réactions violentes.
Feuillet d'information rédigé par :
Ron Ensom, MSW, CSW Hôpital pour enfants de l'est de l'Ontario
Ce feuillet d'information complète la vidéo éducative
Ne secouez jamais un bébé! Ce que les parents et les aidants naturels devraient
savoir. Ces renseignements sont basés sur les recherches actuelles et sur l'expérience clinique. Il reste encore beaucoup de choses à apprendre sur le syndrome du bébé secoué.
Source:
Club Kiwanis d'Ottawa
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