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Les approches médicales
Vous pouvez bénéficier d'interventions médicales au moment où la douleur de
l'accouchement devient insupportable et que vous vous sentez à bout de forces.
Les analgésiques sont notamment utiles lorsque les contractions sont vives et
rapprochées, qu'un travail est long ou se complique. Vous avez le choix
d'accepter ou de refuser n'importe quel acte médical. Vous pouvez notamment vous
renseigner au sujet de ces interventions, lors de vos cours prénatals ainsi
qu'en consultant les recommandations de l'Organisation
mondiale de la santé (OMS). Un nombre grandissant de parents préparent dans
ce sens un
plan de naissance.
Les calmants
Les analgésiques de type Démérol, Nubain et morphine réduisent un peu la
perception de la douleur chez la femme.
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Avantages: ils favorisent une détente entre les contractions.
Désavantages: ils peuvent occasionner des étourdissements, de l'euphorie,
de la nausée et faire baisser la pression artérielle. Utilisés trop tôt (à moins
de 3 cm de dilatation), ils peuvent également ralentir le travail.
La péridurale
Ce type d'anesthésie, qui agit en bas des seins jusqu'aux pieds, soulage presque
en totalité la douleur des contractions.
Avantages: elle permet à la mère de dormir et de connaître un moment de
répit avant la poussée.
Désavantages: elle provoque assez souvent des maux de tête, de la fièvre
et une chute de pression artérielle. Elle peut allonger la durée de
l'accouchement (surtout lorsque prise avant 5 cm de dilatation), réduire le
réflexe de poussée, augmenter l'utilisation de ventouse ou de forceps et les
risques de césarienne.
L'anesthésie du bloc honteux
Ce type d'anesthésie est faite dans le vagin et elle va jusqu'à l'épine
sciatique où elle pénètre la paroi vaginale, à l'endroit où passe le nerf
honteux.
Avantages: ce type d'anesthésie permet de soulager en partie la douleur
de la poussée.
Désavantages: la mère ressent moins son bébé, lors de la poussée, ce qui
peut en allonger la durée. Cette anesthésie comporte aussi d'infimes risques
d'hématome du ligament large, une perforation du rectum et des lésions au nerf
sciatique.
La césarienne
En principe, au Canada, vous ne pouvez pas obtenir une césarienne sur demande.
Cette chirurgie est seulement pratiquée lorsque le bébé se présente en siège ou
lorsque la mère vit des complications d'accouchement et que la santé de la mère
ou du bébé est compromise. Cependant, les césariennes sur demande pour éviter la
douleur à tout prix et les vergetures connaissent une augmentation aux
États-Unis, et au Brésil, c'est une pratique populaire. Au Québec, la tendance
émerge et certaines mères la revendiquent, sans être toujours conscientes des
risques associés à cette chirurgie.
Avantages: la mère ne ressent pas la douleur du travail puisqu'elle est
anesthésiée.
Désavantages: il y a des risques d'infections et d'hémorragie. La mère
est en convalescence, lors des premiers jours suivant la naissance de son
enfant. Il peut aussi y avoir des complications accrues lors des grossesses
subséquentes (saignements abondants, difficulté avec le placenta, rupture de la
cicatrice utérine, etc.).
Saviez-vous que…
Aux Pays-Bas, seulement 15 % des femmes ont recours à l'anesthésie péridurale
comparativement à 86 % au Québec. Et plus de 30 % d'entre elles donnent
naissance à leur enfant à leur domicile, auprès de sages-femmes par rapport à
moins de 1 % au Québec.
Nous remercions madame Sylvie Thibault, présidente du Centre de maternité Mère
et Monde, pour sa collaboration.
Par Isabelle Roy
Journaliste et accompagnante à la naissance
Liens:
Ballon en forme
Accompagnement à la
naissance
Méthode Bonapace
L'Ordre des
acupuncteurs du Québec
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simple accompagnatrice
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en santé
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1- La détente avant tout
2- Les approches naturelles
3- Les approches
médicales
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