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Semaine du 19 février 2007
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La ménopause
Savoir s'alimenter pour réduire les symptômes

La ménopause est l'étape qui marque la fin des menstruations et de l'ovulation chez la femme. En effet, la ménopause survient lorsque les ovaires ont épuisé leurs réserves d'ovules pouvant être fécondés. Par conséquent, la sécrétion d'hormones femelles (œstrogènes et progestérones) décroît également, entraînant des changements tant physiques qu'émotionnels chez la femme.

La ménopause est un processus naturel qui survient généralement entre l'âge de 45 et 55 ans et qui se poursuit pendant quelques années. Dans certains cas, la ménopause survient précocement dans la trentaine ou tardivement dans la soixantaine. Chaque femme vit sa ménopause différemment. En effet, le commencement, la durée, la fréquence et la sévérité des symptômes de la ménopause varient d'une femme à une autre.

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Symptômes et signes
La ménopause est précédée de la préménopause. Cette période est caractérisée par des menstruations irrégulières, plus faibles, plus douloureuses ou plus abondantes qu'à la normale ou par des périodes se prolongeant sur plusieurs jours. La préménopause laisse place à la «vraie» ménopause lorsque les règles ont cessé complètement depuis un an et que les premiers symptômes se font sentir.

Près de 75 % des femmes ressentent des symptômes de la ménopause. Les plus fréquents et les plus incommodants sont les bouffées de chaleur, qui affectent trois femmes sur quatre. Ces bouffées de chaleur sont causées par la sécrétion irrégulière d'œstrogène, qui intervient dans la régulation de la température corporelle.

Les bouffées de chaleur sont les symptômes classiques de la ménopause. Elles se manifestent soudainement en produisant une sensation de chaleur intense au niveau de la poitrine, du cou et de la tête. Le rougissement et la transpiration sont également de la partie. Le premier signe d'une bouffée de chaleur est semblable à un mal de tête, comme une sensation de pression au niveau de la tête.

Les bouffées de chaleur peuvent durer de quelques secondes à quelques minutes, voire jusqu'à une heure, mais en moyenne, elles importunent les femmes pendant trois à six minutes. Elles se terminent parfois par des tremblements et des frissons.

La plupart des femmes vivent leurs pires bouffées de chaleur durant les deux premières années de leur ménopause; ces sensations désagréables disparaissent ensuite graduellement. Certains facteurs comme les températures chaudes et humides, l'activité physique intense, la peur, la joie, l'anxiété, l'excitation, les aliments épicés, la caféine, l'alcool, les boissons chaudes et les espaces étroits favorisent l'apparition de ces bouffées de chaleur.

Certaines femmes ménopausées se plaignent aussi d'insomnie, d'irritabilité, d'anxiété, de nervosité et de dépression. Ces signes sont probablement les conséquences des «sueurs nocturnes», des montées de transpiration intenses qui tirent souvent les femmes de leur sommeil. Celles-ci se réveillent alors dans des draps et des vêtements trempés de sueur et ont de la difficulté à se rendormir.

De plus, certains symptômes tels que l'amincissement vulvaire (atrophie vaginale) et la diminution du désir sexuel affectent la vie sexuelle des femmes en ménopause. Passé l'âge de 50 ans, la muqueuse qui tapisse l'intérieur du vagin devient plus mince, plus sèche et plus fragile, ce qui peut occasionner des douleurs lors des rapports sexuels et de la miction (durant le passage de l'urine) et provoquer de l'incontinence (écoulement involontaire d'urine lors d'un éclat de rire ou d'un éternuement).

Par ailleurs, comme le cerveau réagit aussi à la diminution d'œstrogène, ce déséquilibre hormonal peut provoquer, chez certaines femmes, une chute de libido ou de désir sexuel. Des symptômes psychologiques peuvent également affecter les femmes ménopausées dont des sautes d'humeur, des troubles de mémoire et des difficultés de concentration.

De plus, avec la ménopause, les risques d'ostéoporose et de maladies  cardiovasculaires augmentent significativement. En effet, la diminution d'œstrogène fait perdre chaque année de 2 % à 3 % de la masse osseuse et, puisque cette hormone n'est plus active, elle n'intervient plus dans les vaisseaux sanguins pour les protéger de l'artériosclérose. Il faut donc pallier ce manque de protection naturelle par une alimentation faible en sel, en sucre et en matières grasses et par de l'exercice physique.

Traitements et prévention
Lorsque les symptômes ressentis sont d'intensité faible ou moyenne, le meilleur traitement est une alimentation saine et équilibrée additionnée d'exercices physiques réguliers. Chez les femmes aux prises avec des symptômes très graves, nuisant à leur fonctionnement, un traitement hormonal d'œstrogène (hormonothérapie) peut s'avérer la meilleure solution. Ce traitement comporte toutefois quelques risques puisqu'en stimulant fortement l'utérus il augmente l'incidence du cancer de l'utérus.

Aliments à privilégier
Les femmes en ménopause doivent s'assurer que leur consommation quotidienne de calcium est suffisante, soit entre 1000 mg et 1500 mg. Les produits laitiers, faibles en gras, sont une excellente source de calcium et ils sont généralement enrichis de vitamine D. Cette dernière est très importante car elle permet d'assimiler et d'emmagasiner le calcium. On retrouve surtout la vitamine D dans l'huile de foie de morue et le jaune d'œuf.

Le calcium est primordial lors de la ménopause, car il renforce les os et diminue ainsi les risques d'ostéoporose. Si la consommation de produits laitiers est insuffisante, il est suggéré de consommer plus de brocoli, de chou (particulièrement le chou frisé), de tofu, d'amandes, d'huîtres, de saumon et de sardines en conserve (avec le cartilage). Des suppléments de calcium et de vitamine D peuvent aussi être ajoutés à la diète.

Certains aliments contiennent de bons gras (des lipides) et ils doivent faire partie du menu des femmes en période de ménopause. C'est le cas des gras monoinsaturés qui se retrouvent dans les noix, l'avocat, l'huile d'olive ou de canola, de même que les gras oméga-3 contenus dans les poissons gras (saumon, thon, sardines, maquereau), les fèves de soja, le lait de soja, le tofu, les graines de lin et l'huile de canola et de soja.

De plus, les graines de lin, la luzerne, le son d'avoine, le son de maïs, les haricots verts, les choux de Bruxelles, les épinards, le maïs, les pommes, les amandes, les cachous, les arachides, les haricots noirs ou blancs et les pois chiches sont reconnus pour contenir une hormone végétale appelée «phytoestrogène». Cette substance, qui a des qualités semblables à celles de l'hormone humaine «œstrogène», serait bénéfique contre l'hypertension, le cancer, l'ostéoporose, les maladies cardiovasculaires et pourrait aider à soulager les bouffées de chaleur.

Une alimentation plus riche en fibres est également bénéfique. Cela contribue à diminuer les risques de maladies cardiovasculaires et de cancer et facilite le transit intestinal. Les aliments les plus riches en fibres sont les céréales à grains entiers, le pain complet, le riz brun, les légumineuses, les fruits et les légumes crus (mangés avec la pelure) et les fruits séchés (raisins secs, abricots, dattes, figues).

Les aliments contenant des fibres solubles (gruau, son d'avoine, orge, légumineuses, fruits frais) sont particulièrement recommandés. Il est important, cependant, d'accompagner sa consommation de fibres de suffisamment de liquide, entre quatre à six tasses par jour (un litre à un litre et demi) d'eau.

Enfin, les bouffées de chaleur font perdre à l'organisme de la vitamine B, de la vitamine C, du potassium et du magnésium, il est donc essentiel de consommer ces vitamines et ces minéraux en abondance dans l'alimentation. De plus, afin de ne pas susciter l'apparition des bouffées de chaleur, il est préférable d'opter pour des aliments froids ou pouvant se manger à la température de la pièce plutôt que des plats très chauds.

Aliments à éviter
Les épices, la caféine, les boissons chaudes et l'alcool encouragent l'apparition de bouffées de chaleur. Les femmes qui sont très affectées par des bouffées de chaleur intenses devraient éliminer de leur diète les plats mexicains (épicés aux piments chili ou jalapeño), les plats italiens épicés, les plats épicés au cari ou très poivrés de même que les boissons alcoolisées et les boissons chaudes contenant de la caféine, comme le café, le thé et le chocolat chaud. Les femmes qui sont moins affectées par les bouffées de chaleur devraient consommer ces aliments avec modération.

Les aliments contenant de mauvais gras (gras saturés) comme la charcuterie, la viande, le lait entier, les fromages, les huiles hydrogénées (végétales, de coco, de palme), le beurre et les shortenings sont à éviter. Ces aliments ont un effet néfaste sur la santé et augmentent les risques de maladies cardiovasculaires.

De plus, les femmes en période de ménopause ont souvent tendance à gagner du poids. Ce changement est dû aux chambardements hormonaux qui affectent le métabolisme. Celui-ci ralentit et demande alors moins d'apport calorique, ce qui est possible avec une alimentation plus saine, faible en matières grasses, et des exercices physiques plus fréquents.

Parfois, le gain de poids est causé par une trop grande rétention d'eau. Le sel, les charcuteries, les aliments en conserve, les soupes ou potages déshydratés, les croustilles et les aliments graisseux des casse-croûte et des restaurants rapides sont donc à éviter.


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