 |
Les couples québécois sont de plus en plus nombreux à
recourir aux services d'une «accompagnante» lors de la naissance de leur enfant,
à l'hôpital. Leur but? Être bien préparés pour vivre cette expérience dans le
bonheur, alors que le système de santé manque de ressources.
Pas une sage-femme
Contrairement à la sage-femme, l'accompagnante ne pose aucun acte obstétrical.
«Notre rôle se situe plutôt au niveau de l'information et du soutien des futurs
parents, explique Sylvie Thibault, accompagnante à la naissance et présidente de
Mère et Monde. Nous les aidons, entre autres, à effectuer des choix éclairés en
vue du grand jour. Nous assurons une présence rassurante auprès des mamans, qui
sont suivies par un médecin, tout au long de leur grossesse, de leur
accouchement et de la période postnatale, et nous leur accordons une écoute
téléphonique en tout temps.»
Publicité
L'importance de la préparation prénatale
L'accompagnante rencontre les futurs parents, à leur domicile, à quelques
reprises avant l'accouchement pour établir une relation de confiance avec eux et
animer des cours prénatals personnalisés. Elle traite alors de notions
approfondies sur la grossesse, les interventions médicales, les protocoles
hospitaliers, le plan de naissance, les signes du début de travail, les
positions confortables pendant les contractions, les moyens d'apprivoiser la
douleur, l'allaitement, le baby blues, etc. «Nous prenons le temps de
répondre à toutes leurs questions, incluant les questions d'ordre intime,
explique madame Thibault. Au besoin, nous les redirigeons vers leur médecin.
Nous n'effectuons aucun suivi médical.»
| |
|
|
1- L'accompagnante
et la préparation prénatale
2- Humaniser le jour J
3- Formation,
coûts et ressources
|