L’acide folique est une petite vitamine clé, à plusieurs étapes de la vie. Or, selon des enquêtes récentes, les Canadiens semblent le bouder. Voici de quoi le maintenir à flot.
Les folates tirent leur nom du latin folium (feuille), parce qu'ils sont présents en abondance dans les légumes verts feuillus, comme les épinards. Au début des années 1940, des chercheurs ont réussi à isoler, à partir de l'épinard, un des composés présents dans les folates: l'acide folique ou vitamine B9. L'acide folique est donc une forme synthétique des folates, nécessaire à la formation des globules rouges, de certaines protéines et de matériel génétique contenu dans les cellules de notre corps.
Des suppléments en vue d'une grossesse
Durant les premières semaines de la grossesse, l'acide folique joue un rôle important dans la prévention des malformations du tube neural, dont le spina-bifida. Ces anomalies du cerveau, du crâne ou de la colonne vertébrale causent des handicaps permanents, et parfois même la paralysie. Au Canada, on estime que près de 400 enfants naissent chaque année avec une malformation du tube neural. Pourtant, il a été démontré que la prise d'un supplément d'acide folique, un peu avant et durant la grossesse, réduisait les risques d'anomalies congénitales dans une proportion allant jusqu'à 70 %. Comme le tube neural se forme au tout début de la grossesse, vers la 3e ou 4e semaine (souvent même avant que la femme sache qu'elle est enceinte), Santé Canada recommande aux femmes en âge de procréer de prendre un supplément d'acide folique avant la conception, à raison de 600 microgrammes ou 0,6 mg par comprimé chaque jour.


