Conjointe idéale, professionnelle performante, maman parfaite… les femmes d'aujourd'hui en ont beaucoup sur les épaules. Le stress étant inévitable, comment y faire face?
On s'en doute, les sources de stress varient énormément d'une personne à l'autre, qu'il s'agisse de la perte d'un emploi, d'un divorce, d'un mariage ou de la naissance d'un enfant. En fait, tout changement peut occasionner du stress, même les événements heureux. Une vie sans stress aucun est donc impossible, voire non souhaitable. Toutefois, le stress peut devenir très nocif lorsqu'il est intense, indésirable et vécu jour après jour sur une longue période, et ainsi mener à des troubles de santé, tant physiques que psychologiques.
«Même si on prône aujourd'hui le partage des tâches dans le couple, beaucoup de femmes portent encore la responsabilité de la famille sur leurs épaules. Elles assument une double tâche: le travail et la maison. La société leur en demande beaucoup, mais elles s'en demandent beaucoup, elles aussi», constate le psychologue Marc Vachon.
Bonne nouvelle, toutefois: les femmes disposeraient de plus de stratégies pour contrôler leur stress que les hommes. «Je donne des conférences sur la gestion du stress et je remarque que ce sont surtout des femmes qui y participent. Elles vont chercher des solutions pour faire face à leur stress et tentent de les appliquer», observe-t-il.
Le psychologue Bruno Fortin abonde dans le même sens: «Lorsqu'elles vivent du stress, les femmes vont en parler avec leurs amies et exprimer leurs émotions. Elles vont utiliser une plus grande variété de stratégies d'adaptation et chercher davantage de soutien auprès de leur entourage que ne le font les hommes», explique-t-il.
Certaines études avancent que les femmes courraient un plus grand risque d'avoir des troubles liés au stress, tels que la dépression. Une hypothèse à laquelle Bruno Fortin met un bémol: «Les émotions des femmes semblent peut-être plus intenses pour la simple et bonne raison qu'elles les expriment davantage. C'est sûr qu'il y a plus de diagnostics de dépression chez les femmes, mais il ne faut pas oublier que celles-ci consultent davantage que les hommes», rappelle-t-il.


