 |
Malgré une constante diminution, l'hystérectomie est une des opérations les plus pratiquées dans le monde. Aux États-Unis, un des pays où on la pratique le plus avec l'Australie, on estime que plus de 600 000 femmes sont opérées chaque année. Au Canada, une femme sur cinq devra subir l'ablation de l'utérus. Qu'est-ce qu'une hystérectomie? Quand doit-on subir une hystérectomie? Quelles en sont les conséquences? Existe-t-il des alternatives à l'opération? Voici quelques réponses à vos questions.
Qu'est-ce qu'une hystérectomie?
L'hystérectomie est une opération qui consiste en l'ablation chirurgicale de l'utérus et, généralement du col de l'utérus. Il arrive parfois que l'on doive aussi enlever les ovaires et les trompes de Fallope. On parle alors d'hystérectomie avec exérèse des ovaires. Il existe différents types d'approche pour réaliser l'intervention. On peut en effet procéder par voie abdominale, par voie vaginale ou par voie vaginale assistée par laparoscopie. Au Québec, on estime que 33 % des hystérectomies sont pratiquées par voie vaginale et 66 % par voie abdominale. Ces chiffres démontrent que, depuis le début des années 90, l'hystérectomie par voie vaginale a connu une hausse significative par rapport à l'intervention par voie abdominale, alors que seulement 20 % des opérations se faisaient par voie vaginale.
Publicité
Hystérectomie par voie abdominale
L'hystérectomie par voie abdominale est pratiquée à travers une incision d'environ 15 centimètres au dessus de la région pubienne. Le séjour hospitalier dure habituellement une semaine et la convalescence, entre deux et trois mois. Le recours à l'hystérectomie par voie abdominale est nécessaire dans les cas d'endométriose sévère, en l'absence de prolapsus utérin, lorsqu'une personne a déjà eu une césarienne, une chirurgie pelvienne ou une chirurgie abdominale, qu'elle présente des adhérences abdominales, ou que les fibromes utérins sont volumineux.
Hystérectomie par voie vaginale
Lorsque l'utérus est mobile et que son volume ne dépasse pas 12 centimètres, il est possible de procéder à l'ablation de l'utérus par le vagin. Ce type d'hystérectomie est cependant contre-indiqué dans tous les cas où l'hystérectomie par voie abdominale s'impose. L'hystérectomie par voie vaginale présente de nombreux avantages. Le séjour à l'hôpital et la convalescence sont moins longs (deux jours à l'hôpital et 4 à 5 semaines de convalescence), l'opération ne laisse pas de cicatrice visible et elle présente moins de risques de complications.
Hystérectomie vaginale assistée par laparoscopie
Dans certains cas, même si l'hystérectomie par voie vaginale ne peut être réalisée, il est possible d'éviter l'hystérectomie par voie abdominale. On procède alors à une hystérectomie vaginale assistée par laparoscopie. Le laparoscope est un instrument de la grosseur d'un crayon muni d'une lumière et de différents accessoires. Le laparoscope est inséré à travers deux ou trois petites incisions sur l'abdomen. Ses accessoires permettent de libérer l'utérus de ses attaches, qui peut alors être enlevé par le vagin. Le cas échéant, cette opération peut aussi inclure l'ablation des ovaires et des trompes. Ce type d'opération présente les mêmes avantages que l'hystérectomie par voie vaginale : séjour à l'hôpital et convalescence de plus courte durée, cicatrices minuscules et moins de risques de complications.
Marie-Christine Tremblay
À lire aussi:
L'hystérectomie (2e partie): pourquoi procède-t-on à l'ablation de l'utérus?
|