En 2002, une vaste étude sur le traitement hormonal de substitution, la Women's Health Initiative (WHI), a pris fin prématurément après que les chercheurs eurent estimé que l'hormonothérapie augmentait les risques de cancer du sein.
Cette révélation a provoqué une tempête médiatique. Résultat: des milliers de femmes ont mis fin à leur traitement et de nombreux médecins lui ont tourné le dos.
Si certaines femmes voient l'hormonothérapie comme la solution miracle aux symptômes de la ménopause, d'autres ont peur des risques qu'on lui a associés. Lorsque surviennent les premières bouffées de chaleur, bien des femmes ne savent plus quoi faire.
L'hormonothérapie demeure-t-elle le moyen le plus efficace de soulager les symptômes? Voyons ce qu'il en est en 2007.
«L'étude a eu un impact dévastateur, affirme sans hésiter la docteure Michèle Moreau, omnipraticienne spécialisée en santé des femmes à l'Hôpital Notre-Dame. Je n'ai jamais vu autant de femmes souffrir de leur ménopause. Heureusement, plusieurs ont recommencé leur traitement d'hormonothérapie depuis.».
Selon l'omnipraticienne, il est important de bien analyser l'étude WHI. «On a présenté l'hormonothérapie comme augmentant de 26 % le risque pour les femmes, après cinq ans, d'avoir un cancer du sein. En réalité, l'étude a démontré une hausse de huit cas de cancer sur 10 000 femmes, ce qui n'est vraiment pas beaucoup», précise-t-elle.
La spécialiste remarque qu'on a passé sous silence les bienfaits de l'hormonothérapie, comme une diminution des cancers du côlon, de l'utérus et des poumons. C'est évidemment sans compter le soulagement des symptômes les plus incommodants de la ménopause: bouffées de chaleur, sécheresse vaginale, douleurs articulaires et musculaires, migraines, insomnies, etc.


