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Santé des hommes

Semaine du 12 novembre 2001
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L'andropause, lorsque le diagnostic s'impose
L'andropause, lorsque le diagnostic s'impose Pour lire la deuxième partie du texte, cliquez ici.

Prochaine étape, le médecin doit écarter des maladies présentant des symptômes semblables à ceux de l'andropause : dépression, anémie, hypothyroïdie, diabète, fatigue chronique, épuisement professionnel, par exemple. On sait aussi que d'autres facteurs peuvent contribuer à développer des symptômes comparables : consommation excessive d'alcool, tabagisme, hypertension, médicaments prescrits et non-prescrits, diète pauvre, manque d'exercice, mauvaise circulation sanguine, problèmes psychologiques. Il faut également ajouter un certain déclin sexuel normal chez une grande proportion d'hommes d'âge moyen. Le médecin doit passer tout ça en revue.

Il effectue en quelque sorte un bilan de base dont le but est de connaître l'état de votre santé mentale, vos maladies antérieures ou présentes, les médicaments que vous prenez, l'état de votre prostate, votre alimentation, votre degré de stress, votre consommation d'alcool, etc. Si son investigation le conduit sur la piste de l'andropause, il recommande des tests sanguins pour vérifier entre autres votre taux de testostérone biodisponible.

Lorsque le diagnostic s'impose...
S'il y a confirmation du diagnostic d'andropause, si votre taux de testostérone vérifié à deux reprises à huit heures le matin est par conséquent en chute, le médecin peut vous suggérer une thérapie de substitution hormonale, avec surveillance adéquate, car ce type de traitement est encore jeune. L'objectif du traitement est d'améliorer la qualité de vie et de permettre à l'homme de vivre en bonne santé plus longtemps. On pense que l'hormonothérapie peut augmenter le sentiment de bien-être, le désir sexuel, les capacités sexuelles, la masse musculaire maigre, le niveau d'énergie mentale et physique, faire baisser le cholestérol total, augmenter la formation osseuse.

Mais il convient de rester très prudent avec ce type de thérapie, même si on utilise désormais des doses plus physiologiques. Car les effets secondaires peuvent être sérieux : mentionnons l'hypertension artérielle, l'enflure des membres inférieurs, la gynécomastie (augmentation du volume des glandes mammaires), la progression d'un cancer de la prostate déjà présent, une toxicité pour le foie si le traitement accompagne certains médicaments oraux, enfin la polycythémie (augmentation du nombre de globules rouges, maladie sérieuse à évolution lente). On ne donne jamais d'hormonothérapie aux hommes souffrant de cancers du sein ou de la prostate, d'hypertension artérielle non contrôlée ou de maladie cardiaque congestive. Le médecin exigera de revoir son patient dans trois mois pour évaluer le succès de la thérapie et, au besoin, mesurer à nouveau le taux hormonal.

Seul un médecin devrait prescrire une hormonothérapie, obligatoirement accompagnée d'un suivi rigoureux basé sur certains critères précis. La testostérone ne peut être utilisée comme un tonique pour calmer les remous normaux qui ne manquent pas de brasser tout un chacun au cours de sa vie. Au contraire, ce n'est qu'au terme d'une patiente et rigoureuse investigation, basée au départ sur une altération sérieuse de la condition de l'homme, confirmée par la baisse du taux hormonal, que le médecin conclura à l'andropause.

La testostérone se présente sous différentes formes : orale, injectable, en timbres transdermiques. Les formes orales contenant des stéroïdes 17-alkylés sont généralement déconseillées parce qu'elles risquent trop d'être toxiques pour le foie. La Société canadienne d'andropause recommande la testostérone en suspension huileuse injectable, l'undécanoate de testostérone sous forme orale et les timbres de testostérone, jugés sécuritaires. Une bonne thérapie devrait conduire à une amélioration notable des symptômes.

Les changements dans le milieu de la vie d'un homme n'en restent pas moins réels, andropause ou pas. Que peut-il faire qui ne soit pas spectaculaire mais qui puisse contribuer à son mieux-être? Trouver de nouvelles façons de se soulager du stress. Manger des aliments nourrissants, peu gras et riches en fibres. Dormir beaucoup. Limiter sa consommation d'alcool et de caféine. Boire beaucoup d'eau. Faire de l'exercice régulièrement. Se confier à un ami ou prendre part à un groupe où l'on discute des changements du mitan de la vie chez l'homme, et où il est possible de se confier.

Guy Sabourin

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