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À l'aube du 21e siècle, un
grand défi santé à relever : amener les hommes à
réaliser l'impact positif majeur que l'alimentation peut
avoir sur leur état de santé et mieux encore, à prendre le
virage qui s'impose! En effet, au Québec et au Canada, les
hommes décèdent en moyenne 6 ans plus tôt que les femmes. Ils
succombent en grand nombre à des maladies reliées à leur
alimentation.
Les hommes ont une approche face à la maladie et à la solution
de leurs problèmes de santé qui diffère apparemment de celle
des femmes. Ils sont moins portés à parler de leur santé, et
ce, même avec des professionnels de la santé! Ils consultent
moins, souvent sur le tard, lorsqu'un événement choc provoque
une prise de conscience. Un infarctus, des troubles digestifs ou
un «manque de souffle» soudain sont autant d'éléments
déclencheurs.
Le cancer
de la prostate est la forme la plus répandue de cancer chez
les hommes et la deuxième cause de mortalité reliée au cancer
en Amérique du Nord. Depuis longtemps les chercheurs soupçonnent
que l'alimentation est un des facteurs de risque déterminants
associés au cancer de la prostate. Des données récentes
révèlent l'importance que pourraient avoir les antioxydants
alimentaires, particulièrement le lycopène, la vitamine E et le
sélénium. Les antioxydants
alimentaires peuvent réduire le risque de cancer en
neutralisant l'action des radicaux libres dans nos tissus ;
ces oxydants endommagent l'ADN, ce qui entraîne une
prolifération galopante des cellules cancéreuses.
En 1995, une étude prospective, menée auprès de 44 000
professionnels de la santé de sexe masculin, a révélé que les
hommes qui déclaraient consommer les plus grandes quantités de
lycopène (principalement dans les aliments à base de tomates
cuites) présentaient un risque plus faible de souffrir d'un
cancer de la prostate. En 1999, une étude prospective portant sur
15 000 médecins de sexe masculin a révélé que les hommes
ayant effectivement un taux sanguin plus élevé de lycopène
présentaient parallèlement une réduction du risque de cancer de
la prostate.
d'autre part, on sous-estime encore trop les effets bénéfiques
de l'alimentation pour la prévention des crises cardiaques et
des accidents vasculaires cérébraux. Les vitamines du complexe B
ont une action protectrice. De plus, nous disposons maintenant d'un
nouveau moyen de prévention des accidents
vasculaires cérébraux et des crises cardiaques : le
recours à un traitement vitaminique pour diminuer les
concentrations sanguines d'homocystéine, un acide aminé, qui
endommage la tunique interne de artères et accroît ainsi le
risque de crises cardiaques et d'accidents vasculaires
cérébraux.
En général, les hommes n'ont pas idée du tort que les
aliments qu'ils consomment peuvent leur faire. Tout comme ils n'ont
pas idée du bien que les aliments qu'ils ne consomment pas
peuvent leur faire.
Une fois sensibilisés à l'impact positif que l'alimentation
peut exercer sur leur santé, la majorité des hommes se montrent
prêts à apporter des changements majeurs à leurs habitudes
alimentaires, et du même coup, à leurs habitudes de vie.
Source:
Centre d'information sur les vitamines 7 février 2001
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