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Santé des hommes

Semaine du 5 novembre 2001
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L'andropause, un secret bien gardé (suite)
L'andropause, un secret bien gardé (suite) Pour lire la première partie du texte, cliquez ici.

Même si les taux hormonaux varient grandement d'un individu à l'autre, une règle demeure : la testostérone biodisponible a tendance à se raréfier à mesure que l'âge augmente. L'andropause s'annonce par une panoplie de symptômes qui rendent les hommes souffrants et malheureux. Ils connaissent les bouffées de chaleur, la transpiration épisodique, l'insomnie et la nervosité. Ils deviennent moins endurants à l'exercice physique, perdent de la vigueur, de l'énergie, de la force et de la masse musculaire, prennent un peu de poids, perdent des poils pubiens et voient leur ventre grossir. Ils deviennent irritables et léthargiques, ne se sentent pas bien, manquent de motivation, n'ont que peu d'énergie mentale, perdent un peu la mémoire à court terme, ont de la difficulté à se concentrer, se sentent dépressifs et moins sûrs d'eux. L'homme y laisse de son entrain et ne trouve pas vraiment de sens à sa vie, se sent seul, moins charmant et mal aimé. Il éprouve également des modifications d'ordre sexuel : moins d'intérêt pour la chose, inquiétude au sujet des changements de nature sexuelle, pensées et désirs plus fréquents de relations avec d'autres partenaires, perte d'érection durant les relations sexuelles, éjaculation plutôt faible et volume de l'éjaculat réduit. Bref, il ne se reconnaît pas. Il faut ajouter que tous les hommes n'éprouvent pas la totalité de ces symptômes ou ne les éprouvent pas avec la même intensité.

On pourrait rétorquer - comme ne s'en privent pas les sceptiques - que tout homme rendu au milieu de sa vie éprouve ce type de grisaille avec des symptômes qui ressemblent comme deux gouttes d'eau à ceux de l'andropause. C'est vrai. Les psychologues connaissent bien cette «crise de la quarantaine», ou «crise du mitan de la vie». Il ne faut pas confondre l'andropause avec cette crise existentielle. Pour parler d'andropause, il faut ajouter aux symptômes énumérés plus haut la confirmation biologique d'une baisse de testostérone biodisponible. Quand c'est le cas, on peut obtenir un soulagement avec des hormones de substitution, ou hormonothérapie, ce qui n'est pas le cas pour la crise du milieu de la vie.

Soigner l'andropause L'andropause n'est pas une maladie, même si elle intéresse la médecine. C'est plutôt un état. Tolérable dans certains cas, mais si incommodante dans d'autres que le médecin pourra tenter un soulagement avec des hormones de substitution.

Comme point de départ à son investigation, le médecin peut utiliser le questionnaire Déficience androgénique chez l'homme d'âge mûr, élaboré par Dr John Morley, de l'Université Saint-Louis. Voici les dix questions :

1. Éprouvez-vous une baisse du désir sexuel?
2. Éprouvez-vous une baisse d'énergie?
3. Éprouvez-vous une diminution de force et/ou d'endurance?
4. Votre taille a-t-elle diminué?
5. Avez-vous noté une diminution de «joie de vivre»?
6. Êtes-vous triste et/ou maussade?
7. Vos érections sont-elles moins fortes?
8. Avez-vous noté une altération récente de vos capacités sportives?
9. Vous endormez-vous après le dîner?
10.Votre rendement professionnel s'est-il récemment dégradé?

Des réponses positives aux questions 1 et 7, ou une combinaison de trois réponses positives, font de vous un candidat à l'andropause, par conséquent à l'hormonothérapie. Ce questionnaire, jugé trop vague par des spécialistes de l'andropause, sera prochainement remplacé par un autre en provenance d'Allemagne, lequel partage les symptômes en trois catégories : psychologiques, vasomoteurs et sexuels.

Guy Sabourin

À lire aussi:
L'andropause, lorsque le diagnostic s'impose 


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