|
Depuis vingt ans, il s'en est passé des choses dans le monde du vélo. Les pistes cyclables se sont développées à un rythme important partout au Québec. Des sentiers se sont même ouverts dans les montagnes pour les utilisateurs de ces nouveaux vélos, les vélos de montagne. Très rapidement, les ventes au détail de ces nouvelles machines ont surpassé celles des vélos de tourisme conventionnels. Le phénomène a eu l'effet d'une vague de fond. Tout le monde ne parlait plus que de cela. Des plus jeunes, qui trouvaient enfin une suite logique à leur BMX d'enfant, aux plus téméraires des adultes, qui voyaient poindre à l'horizon de nouveaux défis, de nouvelles frontières à dépasser.
Mais pourquoi un tel revirement, un tel engouement pour le vélo de montagne? Pour y répondre, regardons ce qui distingue le vélo de montagne du vélo de tourisme, et les réponses deviendront évidentes. Dans un premier temps, le vélo de montagne, ou vélo tout terrain comme on l'appelle aussi, est construit de façon beaucoup plus robuste. Son cadre est plus rigide, les fourches sont plus grosses, les pneus sont surdimensionnés par rapport à tout ce qui se faisait sur la route. Les freins sont plus puissants également que ce que l'on était habitué de voir auparavant. Le résultat de cette évolution donne aux cyclistes un vélo plus confortable, moins influencé par les trous et les bosses sur les pistes ou même en ville. Sa capacité de freinage accrue rassure les moins téméraires, et les moins «mécanos» de nous sont enchantés par les crevaisons moins fréquentes que sur les vélos de tourisme.
Publicité
Un peu plus confiants sur nos nouvelles bécanes, nous avons découvert d'autres avenues d'exploration. Non seulement les kamikazes pouvaient s'éclater en montagne dans les sentiers escarpés, mais toute la famille pouvait aussi partir sur les petites routes de campagne en terre et passer des heures à explorer des régions inaccessibles auparavant en vélo de tourisme.
Les parcs et les réserves fauniques ouvraient même des secteurs de chemins de bois pour les adeptes. Les centres de plein air se sont rapidement adaptés eux aussi en fournissant en location des vélos de montagne et des moniteurs guides pour amener les visiteurs explorer leurs territoires. Le vélo de montagne est donc devenu un outil de plus pour satisfaire notre besoin d'aller jouer dehors. Un outil que l'on retrouve de plus en plus en milieu urbain également. Outre ces messagers des
centres-ville, qui sautent les chaînes de trottoir à qui mieux mieux à la recherche du chemin le plus court entre deux clients, il y a des gens comme vous et moi qui en ont assez. Assez de passer notre temps à l'atelier de réparation avec nos vélos de route et assez des nids-de-poule que nous ne vaincrons jamais. Et si le vélo de montagne était la solution?
Il l'est, avec en contrepartie ce sentiment d'invincibilité que l'on développe en l'utilisant. Je dis en contrepartie parce que souvent, on se laisse emporter par sa maniabilité, son freinage efficace et le faux sentiment de confiance qu'il nous apporte. On passe partout ou presque. Les nouveaux casse-cou du vélo de montagne, surtout en milieu urbain, devraient faire attention: le sol arrive aussi vite et est aussi dur en vélo de montagne qu'en vélo de tourisme.
1- Vélo de montagne
2- Conseils d'achat
3- Trucs pour monter ou descendre une pente
4- Bénéfices
|