Inscrits au programme DÉFI de l'école secondaire Sophie-Barat, les cinq élèves rencontrés lors de notre passage dans cet ancien couvent ne manquent pas de détermination. Dans le cadre du cours Engagement social et communautaire, ces jeunes de la quatrième année du secondaire doivent effectuer 20 heures de bénévolat dans un organisme de leur choix. Pour certains, l'implication va cependant bien au-delà du temps obligatoire.

Autonomie et implication

Les jeunes du DÉFI ont dû trouver par eux-mêmes, dès le début de l'année scolaire, leur stage et faire les démarches pour réaliser leur projet. Le cours veut ainsi accroître l'autonomie des élèves, les inciter à s'impliquer au sein de la communauté et les aider à développer une conscience sociale. André Boyd, professeur et coordonnateur du cours, admet que «les jeunes s'attendaient à être plus encadrés». Certains élèves rencontrés avouent avoir attendu à la dernière minute pour lancer le processus. Malgré ce départ tardif, ils ont tous déniché un organisme où réaliser leur bénévolat.

Myriam Laplante est actuellement serveuse au restaurant Robins des Bois. Guillaume Hernandez est aide-cuisinier au Patro Le Prévost. Félix Bourassa a, pour sa part, trouvé un stage en lien avec ses intérêts, puisqu'il compile ses heures de bénévolat dans le centre d'escalade Horizon Roc. Félix Blanc Lehoux, le sportif du groupe, a lui aussi brillamment jumelé l'utile à l'agréable. Il complète son stage dans un YMCA. «Mon gym c'est ma deuxième maison», s'exclame-t-il. Quant à Pacifique Nkuriza Kabayiza, il a partagé ses heures entre le centre pour personnes âgées Berthiaume du Tremblay et son école où il s'est impliqué en prévention de la toxicomanie avec des infirmières et des éducatrices spécialisées.