Mathilde veut faire comme sa grande sœur Valérie, 14 ans, qui tient son journal de bord. Comme Mathilde est trop petite pour savoir écrire, elle décide de le faire… dans sa tête. Aujourd’hui, elle nous parle du père Noël.
Il paraît que quand j'étais petite, j'avais peur du père Noël. Une fois, maman voulait prendre une photo de moi sur les genoux du père Noël. Mais je ne voulais pas et j'ai crié très fort. Maintenant, je sais que le père Noël est très, très gentil et je dois aussi être très, très gentille avec lui si je veux des cadeaux à Noël. Noël, c'est pas souvent. Depuis la dernière fois, j'ai fait beaucoup de dodos et il paraît qu'il en reste encore plus, avant que l'autre Noël arrive.
La dernière fois, à Noël, j'ai laissé une assiette avec des biscuits et un verre de lait pour le père Noël: il a tout mangé. Il a aussi laissé des traces d'eau sur le plancher avec ses grosses bottes. Maman n'a rien dit; mais moi, il faut toujours que j'enlève mes bottes quand j'entre dans la maison. Mais le père Noël, ce n'est pas pareil: il doit aller dans beaucoup de maisons et il ne peut pas ôter ses bottes chaque fois pasqu'il aurait pas le temps d'aller porter les cadeaux partout.
Le petit Jésus
Maman m'a déjà dit qu'à Noël, on fêtait la fête du petit Jésus. Cette année, je lui ai demandé qui c'était. Elle m'a répondu que c'était le fils de Dieu.
- Qui c'est, Dieu?
- Dieu, c'est l'ami de tout le monde. Il voit tout ce qu'on fait, il entend ce qu'on dit: il est partout.
- Mais moi, je ne l'ai jamais vu.
- Personne ne le voit, mais on peut lui parler, on peut le prier. Il est dans ton coeur.
- Et c'est qui sa femme à Dieu?
- Il n'a pas de femme.
- Alors le petit Jésus n'a pas de mère?
- Mais oui: elle s'appelle Marie. Écoute, là, j'ai à faire. On en reparlera une autre fois.
Ça ne se peut pas. Dieu est le papa du petit Jésus et Marie, sa maman, mais elle n'est pas la femme de Dieu. C'est peut-être comme à la garderie: il y a des enfants que leurs parents sont pas mariés.

