Il est donc essentiel d'avoir confiance dans ce moyen d'expression, et on sait combien cette confiance est extrêmement fragile. Un petit bouton rouge sur le bout du nez et on est mal à l'aise en public. Imaginez alors un nez déformé, trop gros ou à l'allure agressive, des oreilles décollées, des seins déformés congénitalement ou ravagés par des grossesses ou une perte de poids importante, un abdomen rendu flasque et plein de vergetures, un corps aux proportions désagréables qui obligent à des camouflages vestimentaires difficiles, sinon impossibles.


Tous ces défauts physiques qui nous ennuient et nous enlèvent un certain degré de confiance en nous-mêmes sont aujourd'hui corrigibles à un prix relativement acceptable. Il faut d'abord se séduire soi-même avant de penser être capable de séduire les autres.


Alors, quelle objection peut-on décemment invoquer pour ne pas corriger ce qui nous enlève une partie de notre confiance? Comment peut-on critiquer ceux et celles qui passent à l'action? Améliorer ce qui peut être amélioré et accepter ce qui est inchangeable, voici la règle d'or. Nous ne sommes plus au temps où il fallait accepter par humilité ce que le bon dieu avait bien voulu nous donner.


La discrimination basée sur l'apparence physique est omniprésente et appliquée inconsciemment sans mauvaise intention, parce qu'il est naturel d'aimer ce qui est plaisant à l'oeil. Aucune loi ne peut réglementer cette discrimination. La nature est injuste.


Les moins favorisés physiquement ne sont pas à chance égale au départ. Pour se mettre à niveau, ils ont le droit strict de corriger ce qu'ils n'aiment pas sans être considérés comme des êtres superficiels, ne s'attachant qu'à l'extérieur, en ignorant les valeurs du coeur et de l'esprit.