Anne Stolbowsky est aujourd'hui fière d'être elle-même, mais il n'en a pas toujours été ainsi. «On m'a toujours dit que j'étais grosse, et je l'ai cru. Mais quand je regarde des photos de moi enfant et adolescente, je m'aperçois que j'étais loin d'être la grosse qu'on décrivait», se rappelle-t-elle. Dès l'âge de 11 ans, sous la pression des médecins scolaires, elle commence les régimes, perdant et reprenant du poids, avec chaque fois quelques kilos en plus. «À l'adolescence, je n'aimais pas mon corps. Je me trouvais hideuse», admet-elle.

Par chance, Anne a toujours eu autour d'elle des exemples de personnes obèses qui vivaient très bien avec leur poids et qui étaient séduisantes. «Vers 18 ans, j'ai connu une fille qui n'avait rien pour elle et qui faisait deux fois ma corpulence. Pourtant, elle repartait souvent avec de beaux garçons. C'est à ce moment-là que j'ai compris que c'était une question d'attitude. Mon amie se trouvait belle et était sûre d'elle, tout simplement. Et ça fonctionnait. À partir de là, je n'ai plus jamais eu de problème à repartir avec le garçon que je voulais», dit-elle avec enthousiasme.

Quelques années plus tard, Anne a rencontré un homme qui l'a vraiment aimée. «À travers son regard, j'ai compris que j'avais le droit de m'aimer, de me respecter et, du même coup, de prendre soin de moi», confie-t-elle.

À lire aussi : Comment reconnaître les mauvais régimes amaigrissants? et La séduction, une question de confiance