Le tatouage chez les femmes existe depuis des millénaires. Selon les pays, les tatouages empruntaient des formes différentes et les significations étaient tout aussi variées. En Afrique noire, le tatouage dévoilait le statut de la femme, en Polynésie, il avait pour fonction de différencier les groupes sociaux tandis qu'au Japon, les femmes se faisaient délibérément tatouer afin de s'identifier comme prostituées.

Il y a certainement autant de coutumes qu'il y a de pays, mais aujourd'hui, qu'en est-il du tatouage dans les sociétés occidentales?

L'insouciance de l'adolescence
Au Québec, plusieurs femmes se font tatouer à l'adolescence... et plusieurs le regrettent à l'âge adulte. Soit le dessin ne correspond plus à leur état d'esprit de l'époque, soit l'endroit du corps choisi à 16 ans a quelque peu ramolli avec les années.

Souvent, ces femmes n'osent plus exhiber leur tatouage par simple gêne ou par peur du regard faussement compréhensif des uns, mais quelque peu réprobateur des autres. Malgré tout, leur tatouage évoque un souvenir heureux d'une douce folie de jeunesse, alors que certaines de leurs camarades n'ont pas osé.

Un tatouage à l'âge adulte
Une fois l'adolescence traversée, avec les choix impulsifs qui l'accompagnent, qu'est-ce qui peut bien motiver une femme adulte à se faire tatouer?

Pour son 26e anniversaire de naissance, Marie-Hélène Langlois, une jeune enseignante de français langue étrangère, a décidé de s'offrir un cinquième tatouage. Son choix est motivé par un besoin d'expression artistique. Depuis qu'elle a entamé sa carrière professionnelle, Marie-Hélène n'a plus le temps souhaité pour peindre ou créer. Elle a choisi son corps comme véhicule de son imaginaire.

La décision de Marie-Christine Baillargeon, architecte de profession, a été influencée par la recherche d'originalité. Son tatouage évoque le souvenir de moments précieux qu'elle a voulu exprimer d'une façon peu conventionnelle.