Des milliers de femmes – et d'hommes – ne peuvent plus se passer de leurs piqûres antirides depuis que le Botox a fait son apparition dans le champ de plus en plus vaste des traitements rajeunissants.
Le Botox: témoignages
Depuis plus de deux ans, Jozée Desrosiers, relationniste dans la jeune quarantaine, se rend deux fois l'an chez son dermatologue pour recevoir un traitement de Botox. Et pas question d'arrêter de sitôt, elle est ravie des résultats. «La première fois, c'était plutôt par curiosité que par souci esthétique, avoue-t-elle. Je n'étais pas particulièrement ridée, mais je commençais tout de même à avoir entre les sourcils des petits sillons qui me donnaient une allure sévère. Après le traitement, j'ai vraiment noté un changement. Comme je suis une personne très expressive, j'ai décidé de continuer les injections à titre préventif. Je me fais aussi injecter un peu de Botox à l'extrémité externe des sourcils. Ça lève un peu les paupières et je semble plus détendue. En fait, je ne cherche pas à paraître plus jeune, mais plutôt à avoir l'air en forme et reposée.»
Andrée Pagé a 42 ans. Secrétaire administrative et maman d'un jeune adolescent, elle a aussi craqué pour le Botox. «Le Dr Guy Sylvestre, mon dermatologue, m'a proposé de l'essayer pour atténuer mes pattes d'oie. J'ai été enthousiasmée par les résultats. Le Botox a complètement effacé mes rides. Depuis, je reçois ce traitement tous les six mois. C'est rapide et sans douleur. Seul inconvénient: j'ai de légers maux de tête pendant un jour ou deux. Mais ce n'est rien quand je pense aux effets.»
Depuis que Santé Canada a homologué en avril 2001 le Botox pour le traitement des sillons intersourciliers, l'engouement pour ce produit est phénoménal. Selon l'American Society for Aesthetic Plastic Surgeons, le Botox est la procédure cosmétique non chirurgicale la plus populaire aux États-Unis. Idem au Canada. Et les hommes, habituellement si réfractaires aux traitements esthétiques, emboîtent le pas aux femmes. Probablement parce que le procédé est ultrarapide et, surtout, très discret. De plus, il ne nécessite aucune hospitalisation, ni convalescence.

