Des écarts inexpliqués et inquiétants
La Fondation s'explique mal cette disparité des prix des aliments sains entre les diverses régions alors que ceux des boissons gazeuses, des croustilles et des biscuits sont relativement stables.
«On se demande pourquoi plusieurs gouvernements provinciaux réglementent le prix des boissons alcoolisées alors que celui des aliments sains fait l'objet de variations importantes. Et pas seulement dans les régions les plus éloignées du pays; c'est aussi le cas dans certains centres urbains importants», souligne Lise Bertrand, porte-parole de la Fondation des maladies du cœur ainsi qu'agente de planification et de recherche et nutritionniste à la Direction de santé publique de Montréal.
Trop chers pour en manger
Pour la Fondation, ces différences ont des conséquences directes sur les choix alimentaires des Canadiens. «Cette situation ne peut qu'encourager les comportements alimentaires malsains, qui entraînent à leur tour l'obésité et les facteurs de risque associés aux maladies du cœur», soutien le Dr George Honos, porte-parole de la Fondation des maladies du cœur et chef du département de cardiologie du Centre hospitalier de l'Université de Montréal (CHUM).
Les résultats d'un sondage mené auprès de 1400 personnes tendent à confirmer ces craintes, alors que 47 % des répondants ont dit se passer de fruits et de légumes frais, de produits laitiers, de produits à grains entiers, de viande maigre ou de poisson en raison du prix trop élevé de ces derniers. Un ménage sur cinq (19 %) signale devoir renoncer à un type particulier d'aliments en raison du prix presque chaque fois qu'il fait des emplettes. Près du quart des ménages (23 %) se passe occasionnellement de viande maigre et de volaille, et une personne sur cinq (20 %) renonce aux fruits et aux légumes.
Pour visionner la vidéo L'étiquette sur les aliments expliquée

