Moins de contaminants chimiques dans les vergers

Après le sexe viennent les drogues... L'épandage d'herbicides, de pesticides et de fertilisants a été très populaire dans les 1960 à 1980, contaminant autant l'environnement et les organismes vivants que ceux consommant les produits de la pomme. 

Désormais, plusieurs propriétaires de verger, au lieu de doucher les arbres systématiquement contre les parasites et champignons, arroseront uniquement lors de l'apparition de symptômes. Les applications ont diminué de près de la moitié grâce à cette pratique.

Au mois de juin, le pistil et l'étamine ont eu beaucoup, beaucoup, beaucoup d'enfants. Trop, en fait, pour une croissance adéquate de la pomme. Il faut donc en éliminer les 4/5. Cette opération se fait manuellement sur les petites exploitations, mais reste très longue. Les grandes exploitations appliquent un «éclaircisseur» chimique sur les pommiers pour provoquer la chute des petits fruits les moins résistants.

Les pesticides sont conçus pour lutter contre les insectes ravageurs: tordeuse à bande oblique, puceron, mineuse des feuilles et le célèbre carpocapse ou ver de la pomme. L'utilisation d'insecticides biologiques se développe de plus en plus. Même si leur efficacité est inférieure au chimique pour l'instant, la demande des consommateurs pour des produits bios est en augmentation croissante, car ils représentent d'indéniables bénéfices à long terme pour le verger. 

Autre cauchemar du pomiculteur: la tavelure. Ce champignon inoffensif pour la santé tache et crevasse la pelure de la pomme, ce qui la rend invendable. On peut traiter avec un antifongique mais, là encore, on cherche des solutions plus écologiques. 

Enfin, la pomme, tout comme l'humain, a besoin de calcium. Plusieurs fois dans la saison, on épand le calcium en poudre au pied des pommiers.