Le poisson est bon pour notre santé, mais les modes d’approvisionnement le sont-ils pour celle de la planète? Comment éviter de mettre une espèce menacée dans votre assiette?
Vous êtes amateur de sushis? Le poisson trône sur votre table et pas que le vendredi? Vous faites partie des millions de personnes qui consomment régulièrement des produits de la mer. On estime en fait que la demande pour ces produits a presque doublé dans les 40 dernières années. Dans certains pays, notamment ceux en voie de développement, le poisson est la principale source de protéines. C'est sans compter que l'industrie de la pêche fait vivre pas moins de 200 millions de personnes.
Cette évolution fulgurante a malheureusement donné lieu à la surpêche et même à la pêche illégale. Résultat: le quart des stocks de poissons sont surexploités ou épuisés. L'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) note que près de la moitié des stocks sont exploités au maximum de leur capacité de renouvellement. Si rien n'est fait, certains de nos poissons favoris pourraient disparaître des comptoirs poissonniers.
Selon le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC), 18 espèces de poisson vivant en milieu marin et 33 poissons d'eau douce seraient en danger au pays. Parmi ceux que l'on consomme le plus, on classe la menace à priorité élevée pour le saumon rouge et la truite arc-en-ciel.
Coup de filet chez les détaillants
Déterminé à changer la situation, Greenpeace publie un palmarès des huit plus grandes chaînes d'alimentation au Canada. Dans son édition 2010, l'organisme de pression indépendant remarque que les supermarchés ont commencé à retirer de leurs tablettes certaines espèces inscrites sur sa liste rouge des 15 espèces marines les plus menacées, comme la morue et certaines espèces de thon, et à adopter des politiques d'approvisionnement en produits de la mer durable. Mais beaucoup reste à faire.

