Une dose pour l’humeur. Une autre contre le cancer. N’écoutant que la rumeur, vous vous empiffrez volontiers de chocolat noir. Est-ce bon – ou pas – pour la santé?
Il y a ceux qui aiment le chocolat et qui lui prêtent de nombreuses vertus. Et puis, il y a ses détracteurs, prêts à lui attribuer tous les vices. En parallèle, les recherches se multiplient et tendent de plus en plus à l'accréditer. Reste que sans être un aliment miracle, le chocolat présente des avantages certains pour la santé.
Plus de cacao, plus de propriétés antioxydantes
Le chocolat compte plus de 400 composés phytochimiques. Parmi eux, les polyphénols sont ceux qui attirent le plus l'attention des chercheurs. On trouve communément ces antioxydants dans les fruits, les légumes, le thé vert et le vin. Ils contribuent à nous protéger contre les maladies cardiovasculaires et certaines formes de cancer en luttant contre les radicaux libres et en diminuant, notamment, l'inflammation des vaisseaux sanguins. Les polyphénols présents dans le chocolat proviennent essentiellement du cacao. C'est pourquoi la poudre de cacao en contient davantage. Elle renferme en effet 20 mg de polyphénols par gramme, alors que le chocolat noir en recèle environ 8 mg par gramme et le chocolat au lait, 5 mg par gramme. Plus le pourcentage de cacao est élevé, plus le chocolat est riche en antioxydants.
Des gras saturés, mais pas de cholestérol?
On a longtemps accusé le chocolat d'être riche en gras et surtout en gras saturés, une vraie «catastrophe» pour les artères. On ne peut nier sa forte teneur en lipides: de 30 à 35 g par 100 g, en moyenne. Il est vrai aussi que les acides gras saturés comptent pour 60 % d'entre eux. La bonne nouvelle, c'est qu'il s'agit pour la majeure partie d'acides stéariques et que, selon plusieurs études scientifiques, ces derniers n'augmentent pas le taux de cholestérol sanguin.
L'hormone de plaisir
Le chocolat, c'est aussi bien d'autres choses. De la caféine, de la tyramine, de la théobromine et de la phénylalanine. Ces substances ont toutes des effets antidépresseurs ou psychostimulants. Une autre, l'amandamide, agirait un peu à la manière du cannabis. La consommation du chocolat libèrerait aussi de la dopamine, une hormone fortement impliquée dans la sensation de plaisir, et stimulerait la sécrétion d'endorphine, une substance semblable à l'opium. Comprenez-vous mieux pourquoi certaines personnes sont «accros» au chocolat comme à une drogue?

