Chocolat blanc
Le chocolat blanc doit renfermer au moins 20 % de beurre de cacao, 14 % de solides de lait et 3,5 % de matières grasses du lait. C'est l'absence de pâte de cacao qui explique sa coloration crème plutôt que marron. Comme les autres types de chocolat, il peut être sucré et additionné d'épices et d'agents émulsifiants.
Friandises chocolatées: rien de plus faux
Quand l'étiquette indique «friandises» ou «friandises chocolatées», il ne s'agit pas de chocolat, ni au sens de la loi ni pour la santé. Oui, ces friandises contiennent du beurre de cacao et de la pâte de cacao, mais pas en quantité suffisante pour répondre aux critères légaux. De plus, elles cachent souvent d'autres graisses végétales comme de l'huile de palme ou du beurre de karité, ce qui n'est pas autorisé pour porter le nom de «vrai» chocolat.
Du gras européen
Dans l'Union européenne, l'adjonction de matières grasses végétales (M.G.V.) étrangères au cacao, dans la limite de 5 % du produit fini, est permise depuis l'adoption d'un décret par le Parlement européen, en 2003. Six graisses d'origine tropicale sont concernées et ont pour nom: illipé, huile de palme, sal, karité, kodum gurgi et noyaux de mangue. Bien que l'utilisation de ces matières grasses végétales soit strictement encadrée, la décision est loin de faire l'unanimité. Néanmoins, sachez que si vous consommez du chocolat venant d'Europe, la mention «contient des matières grasses végétales en plus du beurre de cacao» doit figurer à côté de la dénomination de vente, en caractères gras au moins aussi grands que ceux de cette dénomination et dans le même champ visuel que la liste des ingrédients.
Sources
Santé Canada, Règlement sur les aliments et drogues du Canada, Titre 4: Produits de cacao et produits de chocolat. Document en ligne.
Conseil national de l'alimentation, Le chocolat, vers une redéfinition européenne. Document en ligne.
Dernière révision
18 Janvier 2008