La science a prouvé que l’huile de foie de morue était réellement bénéfique. Eh oui!
«Un mal pour un bien»: voilà ce que grand-maman Henriette nous disait en approchant avec sa cuillerée d'huile de foie de morue puante après la prière du soir... Comme vous, sans doute, je n'ai jamais vraiment compris en quoi ingurgiter cette «émulsion Scott» au goût rance pourrait me sauver. Aujourd'hui, cette pratique est-elle encore justifiée?
Si vous allez fouiller dans les livres d'histoire médicale à la recherche d'information sur l'huile de foie de morue, vous risquez de tomber sur un petit guide de médecine familiale des années 30. En cherchant encore un peu plus, vous risquez de voir apparaître le Dr Darbey, de l'Hôpital de Manchester, qui fut sans doute le premier, aux alentours de 1789, à l'utiliser pour soulager les rhumatismes. C'est ensuite en Allemagne que vous devrez virtuellement vous rendre pour mettre la main sur le document de 1824 attestant que l'huile de foie de morue est un remède spécifique contre le rachitisme.
De nos jours, si cette potion est encore publicisée comme «un traitement à l'huile pour vos joints», il semble que vous puissiez aussi la prendre pour prévenir d'éventuelles maladies cardiovasculaires. Décidément, l'huile de foie de morue a plusieurs vies!
Plus que de l'huile...
Ne vous y trompez pas, il ne s'agit pas d'une simple huile de poisson. Pour la fabriquer, il faut attraper des morues de Norvège ou en pêcher sur les Grands bancs de Terre-Neuve, puis en extraire le foie, le déposer délicatement dans un panier vapeur pour une cuisson en douceur avant de procéder à un minutieux écrasement, suivi d'une décantation qui donnera le fameux fluide odorant. D'autres recettes sont disponibles, mais le procédé reste le même.

