Hypersensibilité alimentaire et maladies

Une alimentation déséquilibrée est à la source de problèmes de santé divers qui ne collent pas nécessairement à un diagnostic médical. Les gens développement de plus en plus d'affections injustifiées, sans être en mesure d'associer leur mal à une cause directe.

L'hypersensibilité alimentaire et les allergies de type III qui, à titre d'exemple, touchent près de 45 % de la population européenne, peuvent être à l'origine de plusieurs troubles et maladies, comme l'arthrite, l'arythmie cardiaque, le côlon irritable, la baisse d'immunité, le déficit d'attention, l'eczéma, la fatigue chronique, la fibromyalgie, l'hypertension, l'hypoglycémie, la maladie de Crohn, les maux de tête, la migraine, l'obésité et les maladies coeliaques.

La communauté scientifique s'est ralliée pour une alimentation diversifiée, riche en fruits et légumes, en fibres; pauvre en mauvaises graisses et apportant suffisamment de nutriments, antioxydants et acides gras de bonne qualité. Mais, elle néglige encore trop souvent l'aspect individuel, c'est-à-dire les capacités immunitaires et digestives de chaque individu vis-à-vis certains aliments.

La plupart des gens ignorent leur intolérance alimentaire, d'autant plus que les effets négatifs sur la santé n'apparaissent pas toujours immédiatement après avoir consommé l'aliment en question. «L'inconfort peut se manifester 72 heures après avoir mangé, il devient est donc très difficile d'identifier le lien de causalité», souligne M. Crisafi.

L'immuno-nutrition

L'immuno-nutrition consiste à étudier les capacités immunitaires de chacun à tolérer tel ou tel aliment et les moyens d'augmenter ses propres tolérances. De ce fait, il est possible de contrôler un paramètre essentiel de la bonne santé: l'inflammation chronique. «C'est cette inflammation latente de notre organisme, souvent méconnue, qui est à l'origine de toutes ces maladies chroniques de civilisation. Elle les entretient, parfois les aggrave et contribue à augmenter les stress cellulaires et à accélérer l'évolution de ces pathologies», explique Daniel Crisafi.

Le test ImmuPro 300

Le test d'analyse sanguine ImmuPro 300 permet d'identifier les aliments spécifiques auxquels le sang réagit. Le patient obtient une liste des aliments auxquels il ne réagit pas et une liste de ceux pour lesquels il manifeste une intolérance, avec le degré de sévérité de cette dernière. M. Crisafi soutient qu'il peut y avoir des intolérances passagères qui ne durent pas toute la vie. «Le système immunitaire peut se tanner d'un aliment, mais après un certaine période d'abstention, ça peut revenir. Ce qui compte, avec ce test, c'est de mettre en place des paramètres afin de trouver des liens à la fatigue ou aux malaises de santé qui n'ont pas de causes médicales.»

L’Association des allergologues et immunologues du Québec (AAIQ), l’Association des dermatologistes du Québec (ADQ) et l’Association des gastroentérologues du Québec (AGEQ) sont moins enthousiastes. Dans un communiqué émis en octobre 2007, elles indiquent qu’une allergie alimentaire ne peut pas être diagnostiquée sur la base de test tel que l'ImmuPro 300. Les trois associations préviennent les médecins que la diète proposée après l’obtention de résultats peut entraîner des carences alimentaires.

Daniel Crisafi soutient que maîtriser l'inflammation chronique en se nourrissant en fonction de son immunité spécifique permet d'augmenter son bien-être, ses performances psychologiques, intellectuelles ou sportives, de maîtriser son poids, de ralentir son vieillissement et d'optimiser sa longévité.

  

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