Santé Canada procède actuellement à la révision à la hausse, signe des temps, de ses recommandations en vitamine D - et pas pour des raisons mercantiles: de nouvelles données tendent effectivement à démontrer qu'un apport supérieur aux recommandations en vigueur pourrait être bénéfique, non seulement pour continuer de lutter contre le rachitisme, mais également comme facteur de protection contre le cancer et certaines maladies dégénératives.

La vitamine D complémentaire au calcium

La vitamine D et le calcium font un heureux mariage. La vitamine D agit comme une hormone pour permettre entre autres l'absorption du calcium. La vitamine D favorise aussi le dépôt calcique dans les os, ce qui assure la croissance de l'enfant et la solidité de ses os à l'âge adulte. Voilà maintenant un demi-siècle que cette complémentarité est à la base de l'enrichissement en vitamine D du lait, principale source de calcium dans l'alimentation nord-américaine. Une tasse de lait (250 ml) procure jusqu'à 120 UI de vitamine D, donc avec deux tasses (500 ml), les besoins de l'adulte sont comblés. Du moins pour l'instant.

La vitamine soleil... contre le cancer?

La vitamine D ne se retrouve pas que dans le litre de lait: elle peut être produite par la peau au contact des rayons ultraviolets (UV), d'où son appellation de «vitamine soleil». La migration des populations vers le nord, les crèmes solaires partout et tout le temps, les heures passées au bureau et à la maison sont autant de facteurs qui ont entraîné la diminution de l'exposition au soleil. 

Sans l'astre du jour, ni l'enrichissement alimentaire ni la supplémentation (ajout de nutriments à un mélange d'aliments protidiques) actuellement encouragée en Amérique du Nord ne pourraient permettre à la population de satisfaire ses besoins en vitamine D. Des études ont par ailleurs prouvé que les femmes des populations nordiques présentaient un risque plus élevé de cancer du sein