Le document Le surplus de poids chez les enfants de 4 à 7 ans: des cibles pour l'action, présenté par l'Institut de statistique du Québec, révèle également que près de 6 % des enfants nés au début du millénaire sont obèses.

Des facteurs de risque à l'embonpoint

Les données recueillies dans le cadre de l'Étude longitudinale du développement des enfants du Québec (ÉLDEQ) démontrent que certaines caractéristiques, propres à l'enfant ou au milieu dans lequel il a grandi, influencent l'augmentation de son poids corporel.

Les enfants, dont la mère a fumé pendant la grossesse, sont plus sujets à faire de l'embonpoint ou à être obèses, puisque leur métabolisme aurait été altéré par la fumée de cigarettes à laquelle ils ont été exposés pendant neuf mois.

L'excès de poids des parents est également un facteur prédisposant à l'embonpoint chez leur progéniture. Les comportements alimentaires, comme manger trop ou manger trop vite et consommer des boissons gazeuses, par exemple, jouent également un rôle dans la tendance de plus en plus marquée des enfants à souffrir d'obésité juvénile. 

Parmi les autres caractéristiques qui peuvent influer sur le surplus poids des enfants d'âge primaire, on dénote la durée du sommeil et le fait d'être une fille. Cependant, le lien, entre un excédent de poids et ces deux caractéristiques, est considéré comme plutôt marginal.

Les enfants de la métropole sont plus gros

Les statistiques dévoilent que le milieu résidentiel est une caractéristique qui joue également un rôle important, indépendamment des facteurs individuels et familiaux. Les enfants vivant dans la région de Montréal-Centre ont 60 % plus de risques de présenter un surplus de poids que ceux résidant dans d'autres régions urbaines de plus de 10 000 habitants. L'analyse des données démontre que 21,3 % des Montréalais de sept ans ont un problème de poids, comparativement à 13,4 % des enfants du même âge qui habitent les autres régions urbaines de la province.

Selon Hélène Desrosiers, auteure principale de l'étude et chargée de projet à l'Institut de la statistique du Québec, ces résultats étonnants pourraient être directement liés à l'aménagement urbain de Montréal, lequel ne favorise pas l'activité physique à l'extérieur et n'offre pas suffisamment d'épiceries à grande surface, où le coût des aliments est plus abordable.