Le quart des écoles du Québec ont entrepris d'intégrer la nouvelle démarche qui vise à familiariser les jeunes à la saine alimentation, à travers toutes les matières, des mathématiques à l'art plastiques. Le ministère de l'Éducation, du Sport et du Loisir veut ainsi donner des idées et des outils aux enseignants pour remplacer les notions théoriques - qui, bien souvent, donnent peu de résultats - par des exercices pratiques. On veut que les jeunes puissent voir, toucher et goûter. Pour y arriver, il n'y a pas de recette unique. Les écoles ont toute liberté pour adapter la démarche à leur milieu, leurs élèves et leurs moyens.

Les spécialistes de l'Institut ont mis deux ans à réviser la documentation internationale pour voir un peu ce qui se fait ici et ailleurs, afin d'intégrer l'alimentation au programme scolaire. Ils en ont tiré des recommandations qu'ils ont présentées à la journée-conférence La nutrition à l'école: Savoir plus pour faire plus organisée par les Producteurs laitiers du Canada, le 11 février dernier, avec des initiatives développées par des écoles primaires et secondaires.

Une politique alimentaire bien implantée

La Commission scolaire English-Montréal fait figure d'exemple avec une politique alimentaire en constante évolution. Consciente du fléau que sont la sédentarité et l'embonpoint chez les jeunes, la diététiste Sylvie Beaudry a développé des projets afin de contrer ce phénomène de société, à l'intérieur des écoles. 

Plus de 60 écoles relevant de cette commission scolaire se sont donné pour objectif d'améliorer l'éducation relativement à la nutrition, en misant sur la connaissance: l'arme la plus efficace pour modifier des comportements bien ancrés. La stratégie de la Commission scolaire English-Montréal mise sur la communication, et ce, en quatre volets.