Le programme l’École en santé est un concept louable, mais qui cadre mal avec les contraintes auxquelles font face les écoles primaires et secondaires à l’heure du lunch.
L'initiative pédagogique et ludique L'École en santé, combinée à la loi adoptée par le gouvernement pour interdire la malbouffe dans les écoles québécoise, a un objectif sans équivoque: contrer l'obésité juvénile en éduquant les jeunes à une saine alimentation. Les établissements scolaires ont déjà entrepris d'éliminer les gras transgéniques des assiettes, de sortir la malbouffe des cafétérias et d'inclure des notions de saine alimentation dans toutes les matières scolaires.
Avec une approche globale de la nutrition, le gouvernement et les établissements d'enseignement souhaitent parvenir, à long terme, à diversifier l'offre alimentaire proposée dans les écoles, à diminuer la pandémie d'obésité juvénile, à redonner une image corporelle positive aux jeunes et à rendre l'apprentissage de la saine alimentation divertissante. En théorie, il est difficile de s'opposer à des mesures proactives qui visent la santé des enfants: c'est plutôt en pratique que les dilemmes s'imposent.
Les enseignants et les spécialistes pourront s'évertuer à apprendre aux enfants les bases de la nutrition équilibrée tant qu'ils le peuvent, en classe, ils verront malheureusement trop souvent leurs efforts sabotés à l'heure du dîner par des contraintes qui semblent s'imposer dans la majorité des écoles du Québec.

