Obésité mondiale et préjugés

L'épidémie mondiale d'obésité qui frappe tous les pays occidentaux et de plus en plus de pays en voie de développement, n'épargne pas le Québec. De 1987 à 1998, la prévalence de l'excès de poids et de l'obésité chez les adultes québécois a augmenté de près de 50 %. En 2003, 14 % des québécois souffraient d'obésité et 33 % affichaient de l'embonpoint. Cette augmentation des problèmes de poids s'accompagne de préjugés sociaux envers les personnes obèses qui, à leur tour, suscitent une préoccupation excessive à l'égard du poids chez bon nombre de personnes.

Problème de poids au féminin

Ainsi, en 1992-1993, plus des trois quarts des femmes de poids santé et près du quart des femmes de poids insuffisant souhaitaient perdre du poids. Plus récemment, une étude québécoise démontrait qu'un peu plus de 10 % des fillettes de 6 à 8 ans ont déjà tenté de maigrir (ESSAEQ-2004). L'ampleur de ce problème de santé publique a amené le gouvernement du Québec à identifier la prévention de l'obésité comme priorité gouvernementale. Afin de soutenir le gouvernement et le réseau de la santé publique dans la prévention des problèmes reliés au poids, l'Institut participe à l'élaboration et à la réalisation d'un plan d'action ministériel de prévention de ces problèmes.

Les travaux de l'Institut contribuent également au développement d'interventions préventives axées principalement sur la modification des environnements bâtis, agroalimentaire, socioculturel, économique et politique permettant de faciliter l'adoption de comportements de saine gestion du poids tout en prenant soin de ne pas exacerber la préoccupation excessive à l'égard du poids.