Il est possible de gagner du poids sainement pour une personne dont la croissance est terminée. Dans votre cas, il serait important de reprendre les 7 kg (15 lb) que vous avez perdus. Cette perte de poids a pu être associée à plusieurs facteurs qui passent souvent inaperçus: le stress, le fait de manquer d'appétit et de sauter le déjeuner, etc. Ces derniers influencent peu le poids sur deux ou trois semaines, mais à long terme, c'est différent.
Théoriquement, votre poids santé se situe entre 50 et 60 kg (entre 110 et 132 lb). Par contre, il faut relativiser ces chiffres puisqu'ils ne tiennent pas compte du type d'ossature ni de la masse musculaire de la personne.
Bouger plus, manger plus
L'un des meilleurs moyens pour augmenter l'appétit est de faire de l'activité physique. Il vous faut évidemment trouver une activité sportive qui vous convienne en fonction de votre handicap, mais souvent, le simple fait de bouger un peu ou de prendre l'air suffit à ouvrir l'appétit. S'il vous est possible de faire de la musculation, cela vous permettra de raffermir vos muscles et même de gagner de la masse musculaire (donc du poids et de la force). Ne vous inquiétez pas, vous ne serez jamais musclée comme un homme!
Suppléments et vitamines
L'utilisation de suppléments alimentaires (par exemple, les multivitamines) peut être indiquée si vous avez de la difficulté à varier votre alimentation. Les suppléments énergétiques (comme les substituts de repas sous forme de barres ou de boissons frappées) peuvent parfois être utiles, mais les «vrais» aliments sont à privilégier. Par ailleurs, la prise d'une multivitamine peut ouvrir l'appétit chez certaines personnes. Consultez votre pharmacien à ce sujet.
Aliments nourrissants et... caloriques
D'abord, il faudrait que vous recommenciez à déjeuner. Allez-y progressivement avec une rôtie, ou encore un morceau de fromage ou un jus. Puis, ajoutez graduellement des aliments de manière à augmenter l'apport énergétique de votre déjeuner. Si vous ne ressentez pas la faim le matin, essayez un déjeuner liquide, avec un lait fouetté aux bananes ou un petit bol de céréales, par exemple.
Ensuite, tentez de manger à heures régulières en établissant un horaire de repas. Imposez-vous une certaine discipline pour que cela devienne une habitude et n'oubliez surtout pas de prendre le temps de dîner malgré vos activités. Quant au souper, il peut être plus léger si vous avez bien mangé au cours de la journée. Après quelques semaines dans le respect de votre nouvel horaire de déjeuner, de dîner et de souper, vous pourrez inclure des collations en matin et en après-midi (par exemple, du fromage, du yogourt, des craquelins, un muffin, des noix et un fruit, etc.).
Normalement, en suivant ces recommandations et celles du Guide alimentaire canadien, vous devriez arriver à reprendre le poids perdu. Si vous ne notez aucun changement après un ou deux mois, consommez des aliments plus concentrés en énergie (voir les exemples ci-dessous), ou même des suppléments de type substituts de repas en collation. Ajoutez du lait ou de la crème à vos potages, de l'avocat ou des noix à vos salades, du fromage à vos pâtes alimentaires, etc.
Voici des aliments relativement denses en calories et nourrissants:
- Produits céréaliers: pâtes alimentaires, barres granolas, bagels, muffins et biscuits.
- Fruits et légumes: fruits séchés, jus et nectars de fruits, avocat, olives, pommes de terre et pois.
- Viande et substituts: toutes les viandes, noix, graines et arachides.
- Produits laitiers et substituts: fromage, yogourt fait de lait entier, lait au chocolat.
Finalement, comme dans toute alimentation équilibrée, utilisez les matières grasses (margarine non hydrogénée, beurre et huile) et le sucre avec modération. Ils ont leur place bien entendu, mais sans exagération.
Pour une approche et des conseils plus personnalisés, n'hésitez pas à consulter un nutritionniste.
Sources
American Dietetic Association (ADA). Gaining weight - A healthy plan for adding pounds.
Ordre professionnel des diététistes du Québec, Manuel de nutrition clinique - Activités sportives, chap. 3.1, 3e édition, Montréal, 1998.

