C'est ce qu'indique une étude menée en Nouvelle-Zélande auprès de 1000 sujets suivis pendant près de 20 ans. Publiée en 2004 dans le journal médical The Lancet, l'étude précise que les enfants qui regardent trop la télé et ne font pas assez d'exercice ont un risque accru de souffrir, une fois adultes, d'un taux de cholestérol élevé.

Quand on regarde la télé, on ne bouge pas, soit, mais ce n'est pas tout. «Des chercheurs ont observé une association entre le nombre d'heures passées devant la télévision, la demande d'aliments vus dans les publicités par les enfants et le consentement des parents à acheter ces produits», lit-on sur le site Extenso du centre de référence sur la nutrition humaine. Grignotines, friandises, collations préparées, boissons diverses... Elles sont nombreuses, les pubs au contenu «obésitogène» qu'ont dénoncées des chercheurs du Groupe d'étude sur l'interdisciplinarité et les représentations sociales de l'Université Laval, en soulignant que les trois quarts des produits alimentaires annoncés ne font pas partie des aliments recommandés dans le Guide alimentaire canadien.

Pourquoi les jeunes fument?

Le prix des cigarettes est le plus grand incitatif pour freiner le tabagisme. «C'est quand les prix augmentent que les jeunes fument moins», constate Jean-Luc Moisan, directeur des communications à la Direction de la santé publique de Montréal. Mais les prix sont élevés, justement. Alors, pourquoi fument-ils encore? «Parce que leurs amis le font, parce qu'ils veulent faire partie d'un groupe, et parce que cela reste, pour certains, un signe de maturité, un comportement qui les introduit au monde des adultes», résume Mario Bujold, directeur général du Conseil québécois sur le tabac et la santé.

Et puis, se croyant invulnérables, les jeunes ne craignent pas la dépendance et sont persuadés qu'ils pourront cesser de fumer facilement. Ils ignorent qu'il suffit de fumer aussi peu que deux ou trois cigarettes par semaine pendant deux semaines pour développer une dépendance à la nicotine dont ils auront du mal à se défaire.