Pas d'aliments interdits
Tout comme ses confrères, Stéphanie Côté croit qu'il n'y a pas d'aliments qui doivent être complètement bannis, puisqu'un interdit aura toujours tendance à augmenter le désir et cela peut même devenir une obsession pour l'enfant. « Par exemple si un enfant n'a jamais mangé de croustille et qu'il se retrouve devant un sac, il risque le manger en entier et de faire des réserves comme si c'était la dernière fois », dit-elle.
64 % des diététistes estiment que les produits chocolatés actuellement sur le marché ne sont « pas vraiment » ou « pas du tout » offerts dans des formats adaptés aux enfants.
Le meilleur moyen de ne pas créer une telle attitude chez l'enfant est d'intégrer les friandises dans les aliments que l'on dit « d'occasion ou d'exception », en opposition aux aliments quotidiens qui se retrouvent dans les quatre groupes alimentaires.
La nutritionniste croit que tout est une question de jugement, de quantité et de fréquence et qu'il n'est pas inquiétant qu'un enfant mange une gâterie une fois par semaine, si cela est combiné à une alimentation équilibrée.
Des conseils pour intégrer les gâteries
Les diététistes Mary Bamford et Marie Breton donnent quelques conseils afin que les enfants conservent une saine alimentation, malgré l'intégration occasionnelle de friandises.
- Considérez la grosseur des portions. L'alimentation d'un enfant peut comprendre d'agréables friandises, mais il importe de tenir compte de la grosseur des portions. Optez pour une gâterie offerte en petite portion, idéale pour les petits appétits.
- Attention au sodium. 93 % des enfants canadiens âgés de 4 à 9 ans dépassent l'apport quotidien recommandé en sodium, ce qui préoccupe grandement les diététistes canadiens. Si on choisit des collations et des gâteries salées, les niveaux de sodium peuvent augmenter facilement. En général, on peut gérer les niveaux de sodium en choisissant des friandises qui en contiennent peu.
- Une gâterie s'apparente à un moment particulier et non à une forme de chantage. Il importe tout particulièrement de ne pas utiliser la nourriture en guise de chantage. Les gâteries constituent des moments de bonheur partagé entre le parent et l'enfant. Les gâteries ne devraient pas être utilisées pour exercer une pression sur les enfants en leur promettant de la nourriture avant la manifestation d'un comportement.
- Ne culpabilisez pas. Un récent sondage que 92 % des diététistes s'entendent pour dire que les parents devraient se sentir à l'aise d'intégrer périodiquement du chocolat dans l'alimentation de leurs enfants. Tous les aliments ont un rôle à jouer dans une alimentation saine et équilibrée.

