Qui a préparé le repas?

Une question primordiale! En confondant les rôles père et conjoint, 15 hommes seulement ont préparé le repas ce soir-là. De ces 15 hommes, 5 étaient seuls pour souper. Donc, 10 hommes ont cuisiné pour leur entourage, tandis que 57 femmes ont cuisiné pour d'autres qu'elles-mêmes. Sempiternelle poutine, te voilà enfin: notre enquête (non scientifique, nous vous le rappelons) n'a révélé que deux pâtés chinois sur 277 repas, mais c'est presque toujours une femme qui met la main à la pâte et la tête dans le four. 

Après avoir domestiqué le feu il y a 500 000 ans, l'homme s'est gardé une petite flamme pour s'allumer une Mark 10, puis il a carrément donné la torche à Bobonne, en lui disant: «Toi, cuire moi boeuf haché». Nous, les cro-magnonnes du 3e millénaire, continuons docilement à préparer le dinosaure-Wellington, cette fois sur la cuisinière Miele en acier brossé (qu'on a payé nous-mêmes, avec le travail que nous donnent nos plus longues études). 

Conventionnel, le Québécois?

Un petit mardi finalement car, malgré la disponibilité de produits infiniment variés dans leurs formes et leurs origines, le citoyen québécois a mangé très conventionnellement, presque exactement comme mangeaient ses ancêtres les partisans de l'Union Nationale. Peu de gens ont mangé du congelé tout préparé (5) démentant ainsi les sombres prophéties de mauvais auteurs de science-fiction. Voilà qui rassure. Les changements sont sans doute plus subtils (variété de légumes et aromates) et il serait certainement intéressant d'approfondir ces habitudes alimentaires avec une étude plus sérieuse.  

Ce n'est pas très scientifique à dire, mais, malgré tous ces shows de cuisine sur les manières d'apprêter les pâtes: la nouille n'est pas la Reine du mardi.